Plus les jours passent et plus les défections sont nombreuses. Approuvé en juillet dernier par l’ensemble des pays membres des Nations Unies, à l’exception notable des Etats-Unis de Donald Trump, le pacte sur les migrations vit des jours compliqués au fur et à mesure que la date d’adoption approche. En effet, la liste des pays qui rejettent l’idée de ce pacte ne cesse de s’accroître. En Europe, la Hongrie, la République tchèque,  la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie, la Slovaquie, la Belgique, l’Italie qui soumettra son adhésion à un vote au Parlement, et même la Suisse ont affiché leur refus.

Et l’effet boule de neige n’a pas tardé à gagner d’autres nations occidentales comme l’Allemagne et la France. Outre-Rhin le pacte pour des migrations ordonnées, sûres et régulières est devenu un sujet de crispation tandis qu’en France, les Républicains et le Rassemblement National tentent de faire fléchir Emmanuel Macron, premier défenseur du pacte. Les deux partis dirigés respectivement par Laurent Wauquiez et Marine Le Pen y voient la porte ouverte à de nouveaux mouvements migratoires. Des propos faisant évidemment échos à la prochaine échéance électorale européenne de mai 2019. D’ailleurs, le co-président du groupe Europe des Nations et des Libertés, Nicolas Bay, a affirmé son opposition au pacte lors d’un discours devant le Parlement européen.

Face à la montée des oppositions, les défenseurs du texte tentent de jouer sur la corde sensible mettent en avant la dimension humaine, inhérente à ce qu’ils appellent “l’expérience migratoire”. Plus généralement c’est l’esprit du texte qui crispent ses opposants. Ils lui reprochent une présentation univoque de l’immigration, présentée comme un phénomène inéluctable et nécessairement bénéfique. D’ailleurs, la représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, la Canadienne Louise Arbour, a balayé les critiques, mettant sur le compte de la xénophobie et de politiques intérieures les volte-face enregistrées.

Vous l’aurez compris, le texte tend à encourager une immigration massive plutôt qu’à la contrôler.

Ainsi, l’approbation du pacte le 10 décembre prochain à Marrakech est plus qu’incertaine. 

Un refus serait, d’ailleurs, un premier signal fort envoyé au camp progressiste et pro-migrants à 6 mois des élections européennes. 

Crédit photos:  DR
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