Une cinquantaine de casseurs  – auxquels se sont joints cinq à six anarchistes bien connus des services de police – se sont livrés ce matin à une violente échauffourée devant le lycée Michelet (quartier Saint-Félix), entraînant l’arrêt de la circulation du tramway ligne 2 vers 8h30. Une voiture a été mise sur le côté – la veille une autre, qui appartenait à une étudiante, a été mise sur le toit. Les policiers, en sous-effectif, ont dû répliquer en lançant de nombreuses grenades lacrymogènes.

Cette fois, les casseurs étaient plus organisés : « ils avaient à leur tête un homme de petite taille qui agissait avec comme un berger avec son troupeau », nous explique un témoin. « Il les faisait avancer, puis reculer doucement quand les grenades lacrymos étaient lancées, puis avancer à nouveau ». A quelques pas de la manifestation, un homme de type africain, visiblement éméché, s’en prenait aux voitures – il les faisait arrêter au milieu de la voie et donnait des coups de pieds dans les rétroviseurs. Des élèves de l’établissement voisin du Locquidy, qui se rendaient paisiblement en cours, ont été incommodés par les gaz lacrymogènes.

A Saint-Nazaire cet après-midi, une quarantaine d’individus – se prétendant Gilets jaunes – se sont rassemblés devant la mairie à 16 heures puis sont allés peindre de jaune les vitres de deux banques ainsi que les distributeurs. Un cas typique de récupération du mouvement par l’extrême gauche.

Louis Moulin

Crédit photos : Breizh-info.com
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