Les petits abattoirs sont en danger dans plusieurs endroits en Bretagne. Parmi eux, celui de Rostrenen, géré désormais par une SCIC, société coopérative qui réunit des éleveurs, des bouchers et des consommateurs et qui a besoin de trouver rapidement 20 000 € pour se sauver.

Un abattoir qui, chose rare désormais, pratique un abattage avec étourdissement préalable de l’animal, et ne se plie pas – comme le font de plus en plus d’industriels – à certaines dérogations permettant de faire du halal ou du casher, et donc des abattages sans étourdissement et avec plus de souffrance animale. Une raison de plus qui va sans doute lui apporter des soutiens financiers – ce type d’abattoir étant en voie de disparition y compris dans d’autres régions de France.

Un abattoir dont tout le monde peut bénéficier pour aller y faire tuer ses bêtes pour sa consommation.

Ci-dessous le communiqué des responsables de l’abattoir (qui compte 5 salariés à temps partiel) et le lien vers la cagnotte mise en place pour soutenir le projet :

abattoir_rostrenen

Aujourd’hui l’essentiel de l’activité porte sur des abattages familiaux et pour des éleveuses et des éleveurs qui pratiquent la vente directe et qui vivent grâce à cela sur des fermes parfois de petites dimensions. La présence de l’abattoir sur notre territoire est une chance énorme pour le dynamisme et la survie de notre agriculture. Sa fermeture signifierait pour nombre d’entre nous un arrêt d’activité.

Loin d’un standard industriel, nous abattons environ 15 bovins par semaine, 15 cochons, 20 moutons. Nous souhaitons rester un abattoir de petite taille, un abattoir de proximité. Une grosse proportion d’animaux provient d’élevages en agriculture bio.

Au sein de la coopérative qui compte une centaine d’adhérents, nous sommes très attachés au bien-être des animaux :

– Le transport des animaux vivants est très réduit du fait de la proximité, la plupart du temps ce sont les agriculteurs qui amènent eux même leurs bêtes.

– Les abattages ayant lieu sur rendez-vous, les animaux ne subissent pas d’attente, ils sont abattus dans la demi-journée.

– Le personnel est très sensibilisé à l’absence de souffrances et les coopérateurs sont très présents lors des différentes opérations.

À l’heure actuelle, le modèle industriel est remis en cause, il y a une aspiration profonde dans la société française pour l’amélioration des conditions de mise à mort des animaux, de leur respect. Également pour une limitation des transports et pour un développement rural et agricole plus écologique dans lequel un maximum d’agricultrices et agriculteurs peuvent développer une activité dégageant des moyens de vivre au pays.

Nous avons besoin de votre aide. Le capital social de la SCIC est trop peu élevé. Dans ces conditions les banques ne peuvent financer le fonds de roulement qui nous est indispensable. Impossible également de se constituer la part d’autofinancement nécessaire à l’octroi de subventions d’équipement qui pourtant nous semblent promises. Les sommes ne représentent pourtant pas des fortunes mais il nous manque 20 000 euros.

La participation à cette cagnotte ne vous fait pas entrer au capital, vous pouvez nous contacter si vous souhaitez plutôt prendre des parts à la SCIC et y participer.

Les perspectives sont encourageantes. L’équipe dirigeante est profondément renouvelée avec beaucoup de jeunes souvent en circuit court. Nos activités se développent, nous savons que nous répondons au plus près aux préoccupations de la société. Bref, nous voulons faire de l’abattoir de Rostrenen un modèle pour les abattoirs de proximité. Personne ne le fera à notre place.

Possibilité de télécharger ici le bulletin de souscription pour entrer au capital de l’abattoir du Rostrenen

Crédit photo : DR
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