Des héroïnes et des guerrières, des mères célibataires et des femmes indépendantes, parfois homosexuelles, parfois en couple avec un homme « issu de la diversité »…  Voilà comment Hollywood et les producteurs de films et de séries traitent les femmes depuis quelques années. Une tendance renforcée par certaines actrices s’étant découvertes – une fois arrivées au sommet – une sensibilité féministe très prononcée…

Captain Marvel : Quand Brie Larson fait du tort à son propre film

Le film Captain Marvel, présentant une héroïne du même nom, est le dernier arrivé de l’univers cinématographique super-héroïque. Elle rejoindra ensuite l’équipe de Captain America et Iron Man dans Avengers : Endgame prévu fin avril.
On a cependant connu accueil plus chaleureux ! L’actrice derrière le masque, Brie Larson (vue dans Room, States of Grace, King Kong : Skull Island) est la cible depuis plusieurs mois déjà de nombreux spectateurs américains à cause de propos tenus dans les médias.
Elle affirmait en effet en juin 2018 « ne pas avoir besoin qu’un mec blanc de quarante balais dise ce qui ne va pas » dans le film qu’elle venait de sortir, que ce film « n’était pas fait pour lui », en sous-entendant la même chose pour Captain Marvel, qui était alors encore en tournage, oubliant que le public habituel des films Marvel était justement majoritairement blanc et masculin.

Elle allait plus loin encore en affirmant « Est-ce que je déteste les mecs blancs ? Non ! Ce que je dis, c’est que si vous faites un film qui est une lettre d’amour pour les femmes de couleur, il y a une chance infinitésimale qu’une femme de couleur le voie, et qu’elle le critique. » Des propos que n’auraient pas renié Delphine Ernotte ou Marlène Schiappa !

Depuis, l’actrice s’en prend régulièrement aux critiques de cinéma, trop souvent des hommes blancs et vieux à ses yeux, et estime donc qu’ils ne peuvent pas parler de personnages dont ils n’ont pas connu personnellement les problèmes. Avec cette logique, on peut se demander si Brie Larson, vedette d’Hollywood et multimillionnaire, est légitime par exemple pour parler du bien-être d’une pauvre femme du fin fond de l’Afrique…

Il n’en fallait pas plus pour provoquer un tollé sur les sites et forums de « geeks » et de « gamers » américains comme Reddit ou 4chan, les mêmes qui avaient permis à Donald Trump de devenir populaire auprès des jeunes hommes blancs lors de la campagne présidentielle de 2016 et dans le même temps, de tourner en dérision l’idéologie de gauche bien-pensante des « SJW » ou « Social Justice Warriors » (« guerriers de la justice sociale ») portée par le parti Démocrate et sa candidate Hilary Clinton.

Face à l’ampleur des critiques et des retours négatifs, que ce soit sur le site de critiques en ligne Rotten Tomatoes ou sur YouTube, la réponse officielle a généralement été la censure.

La campagne promotionnelle de Captain Marvel a donc été catastrophique et les membres de l’équipe du film ont dû passer leur temps à reformuler ou réinterpréter les propos de Brie Larson, s’enfonçant un peu plus à chaque fois.

Captain Marvel, seulement pour les femmes ?

Un « bad buzz » d’autant plus idiot que le film est loin d’être aussi caricatural que les propos de son actrice principale.
Captain Marvel montre bel et bien des femmes confrontées à des préjugés quand elles essayent de mener des activités masculines (conduire un karting, faire des acrobaties, piloter un avion de chasse…) mais sans excès ni en faire le point central du long métrage.

Le film est en fait un bon divertissement, et les reproches qu’on peut lui faire n’ont rien à voir avec son idéologie : il est simplement très ordinaire, pour ne pas dire affreusement banal, et ses effets spéciaux un peu bâclés lui donnent parfois des allures de jeu-vidéo. Il ne marquera pas les esprits mais permet aux fans de l’univers Marvel (à ne pas confondre avec le nom de l’héroïne) de patienter et d’avoir quelques éléments de réponse avant Avengers : Endgame que l’on évoquait plus tôt.

Finalement, Brie Larson aura joué contre son camp avec sa communication hasardeuse, faisant certainement perdre de nombreuses entrées au film, et, surtout, en donnant au combat féministe un aspect hystérique et stupide ne correspondant certainement pas à ce que pensent la plupart des femmes.
Une situation que l’on pourrait comparer à une gay pride, loin d’être représentative de tous les homosexuels.

Marvel : attention, danger !

Si le film Captain Marvel n’est finalement pas si scandaleux, l’éditeur de comics Marvel et les studios de production y étant rattachés ont déjà montré qu’ils souhaitaient aller bien plus loin.

Dans Captain Marvel, l’un des personnages étant à l’origine un homme a été féminisé pour le bien du scénario. Certains pourront grincer des dents, mais une certaine logique narrative est respectée.
La féminisation des personnages au cinéma pourrait être bien plus insensée à l’avenir, elle l’est déjà d’ailleurs dans les Comics (les bandes dessinées) dont s’inspirent tous ces films super-héroïques.

En effet, la plupart des héros que vous connaissez ont eu droit à une nouvelle version féminine, y compris…Thor, le personnage inspiré par le dieu nordique !

Quand Thor devient une femme…

Une idée d’autant plus saugrenue que cet univers comportait déjà des personnages féminins, Captain Marvel comme vous l’avez compris, mais aussi la Veuve Noire (Black Widow en version originale) jouée au cinéma par Scarlett Johansson, sans oublier Elektra, Jessica Jones et de nombreux mutants –et non des moindres – dans X-Men.

Marvel produit également des séries qui sont actuellement diffusées sur Netflix et le seront prochainement sur la plateforme vidéo que va lancer Disney, propriétaire de la licence. L’on remarque là aussi des tendances idéologiques très fortes, notamment dans la série Jessica Jones ou celle-ci est en couple avec un homme noir tandis que certaines de ses amies sont lesbiennes.
Le film The Eternals, prévu pour 2020, devrait quant à lui présenter le premier héros ouvertement gay.

Tout cela en dit long sur la vision du « mâle blanc hétérosexuel » par les producteurs. Accusé de tous les maux de la société (violence, racisme, sexisme, alcoolisme, bêtise, fanatisme religieux, etc…), il est fréquemment caricaturé, brimé, insulté voire effacé du générique aux dépens de ses « victimes », femmes, noirs, homosexuels et autres minorités. Pour se venger de ce que l’homme blanc leur aurait fait subir, il doit connaître le même sort. L’amalgame est pour une fois autorisé ! Malheureusement pour les studios, il constitue encore une large partie du public potentiel des salles de cinéma ou des plateformes de vidéos à la demande et ne se laisse pas marcher sur les pieds, notamment aux Etats-Unis.

Derrière Marvel, Disney

Les studios Marvel appartiennent depuis 2009 à Disney, qui possède aussi une autre licence à succès, Star Wars.
Là aussi, le féminisme semble prendre le pas sur la pertinence des histoires racontées.

Certains des nouveaux personnages féminins créés sont bons, à l’image de Rey, jouée par Daisy Ridley ou de Jyn Erso, jouée par Felicity Jones, bien que leur talent soit quelque peu démesuré par rapport à leurs protagonistes.
Mais Star Wars se développe sur d’autres supports, notamment des séries tv, des romans, des Comics ou des jeux-vidéos, et l’on remarque que la majorité des nouveaux héros sont des femmes. Là encore, c’est un choix étonnant et plus idéologique que cohérent pour une saga suivie avant tout par de jeunes hommes.

Un épisode de dessin animé récemment publié sur la page YouTube officielle « Star Wars Kids » a fait scandale auprès des fans en réécrivant totalement l’histoire du premier épisode sorti en 1977 dans lequel le jeune Luke Skywalker vient sauver la princesse Leia des griffes de Dark Vador. Luke y est montré faible et lâche et doit en fait compter sur le courage et la détermination de la princesse pour s’en sortir. Une réécriture grotesque, surtout lorsque l’on sait que la Princesse Leia était déjà à l’origine un personnage haut en couleurs, arborant certes de jolies tenues féminines mais n’hésitant pas à se battre et à jouer du pistolet.

L’épisode en question a reçu 7 000 avis favorables contre 11 000 défavorables

Si les fans pointant ces faits du doigt sont régulièrement traités de paranos, les propos de Kathleen Kennedy, présidente de la société Lucasfilm et à la tête des projets concernant Star Wars depuis 2012, confirment régulièrement que la féminisation de l’univers Star Wars est un souhait réel et très personnel. Elle est ainsi devenue la cible numéro 1 des fans.

Disney n’est pas le seul studio à vouloir emprunter ce chemin. Citons par exemple le film SOS Fantômes, sorti en 2016 et remake des longs métrages à succès des années 80, qui était composé d’un casting exclusivement féminin à la plus grande déception des spectateurs… et avait donc réalisé un bide terrible au box-office !

Emma Watson vs Gal Gadot

Il semble y avoir deux écoles du féminisme dans le monde du cinéma. Le premier est celui que nous avons évoqué, caricatural et « anti-hommes »,  dont l’égérie est sans doute Emma Watson.

Connue pour avoir interprété Hermione Granger dans la saga Harry Potter, Emma Watson a peu à peu pris parti pour toutes les causes les plus banales avec arrogance et détermination. Elle a donc évidemment droit aux honneurs des instances politico-médiatiques internationales, que ce soit l’ONU ou même la France, rencontrant notamment Emmanuel Macron le 19 février dernier pour « un conseil sur l’égalité femmes-hommes » avant le G7 organisé à Biarritz l’été prochain.
Sans surprise, elle pourrait bientôt obtenir un rôle dans l’univers Marvel d’après les dernières rumeurs.

Emma Watson, Emmanuel et Brigitte Macron, Marlène Schiappa et Caroline Fourest : la fine équipe !

Gal Gadot a bien cru pouvoir goûter aux mêmes privilèges, mais celle-ci a deux torts incurables : être israélienne (elle soutient la politique de son gouvernement), et surtout, aux yeux des féministes, être mannequin !

Ancienne « miss » de son pays, l’actrice a préféré faire de sa féminité un atout plutôt qu’un poids. Elle était ainsi excellente dans le rôle de Wonder Woman, une princesse amazone aux pouvoirs magiques très puissants et alliée à Batman et Superman. Elle n’a bien sûr jamais profité de la campagne promotionnelle pour se placer en victime, ce qui, en soit, aurait été dégradant et aurait remis ses qualités en question ! Elle était sur les tapis rouges comme à l’écran, forte mais gracieuse.

En tant qu’actrice prêtant ses traits à Wonder Woman, elle fut nommée « ambassadrice pour l’émancipation des femmes et des filles » par l’ONU en 2016 mais l’instance a fait machine arrière trois mois plus tard sous la pression de groupes féministes, estimant qu’il était scandaleux que le modèle des femmes soit un mannequin, ce qui serait discriminant pour les autres…  Le texte de la pétition à l’origine de ce revirement de situation mentionnait également comme problème la peau blanche de Gal Gadot.

Gal Gadot, trop belle et trop blanche pour les féministes, mais aimée par les enfants malades dans les hôpitaux où elle se rend

Cela vous donne des maux de tête ?

Habituez-vous, car malgré les échecs commerciaux, l’idéologie dominante qui règne dans le monde du cinéma semble bien destinée à se développer.
Si vous êtes un homme blanc, vous n’aurez qu’à vous identifier aux méchants et aux tueurs d’enfants, aux esclavagistes, psychopathes et autres pervers.

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