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L’hiver se termine, et le diocèse, propriétaire du gymnase de l’ancien collège Jeanne Bernard à Beauséjour s’est résout à faire son devoir et à demander l’expulsion du squat de migrants installé au début de l’hiver par l’extrême-gauche.
Entre temps, le squat, qui accueille plus de 250 migrants dont des dealers de drogue et des migrants violents, comme le relatent les riverains, empoisonne depuis des mois la vie du quartier ; par ailleurs une autre maison vide a été « réquisitionnée » et squattée bd Amiral Courbet par une vingtaine de migrants issus de plusieurs familles.
Le diocèse de Nantes se dit favorable à l’accueil des migrants – mais cet hiver il y a eu loin des mots aux actes. Le diocèse ne s’est en effet pas investi outre mesure pour nourrir les migrants clandestins, ou rendre les conditions de vie un peu moins dures… et ce même si d’après l’extrême-gauche elle-même la moitié des habitants du squat seraient des chrétiens d’origine éthiopienne ou érythréenne.
La demande d’expulsion des lieux, introduite par le diocèse, a été examinée ce jeudi au tribunal administratif. Les défenseurs des migrants – guère pressés non plus d’accueillir les migrants chez eux et de règler leur situation en leur donnant un toit, à commencer par leur porte-parole, l’universitaire nantais François Prochasson – demandent quant à eux que le diocèse les accueille dans l’ancien collège Notre-Dame du Bon Conseil, en ville.
Après une série de rendez-vous, le dialogue se serait rompu début février. La ville de Nantes aurait proposé de son côté d’en relocaliser 70 rue Gaston Turpin, dans un quartier déjà très sollicité… et donc de continuer à alimenter l’appel d’air. Les défenseurs des migrants, avec leur avocat Stéphane Vallée, craignent que les clandestins soient durablement remis à la rue et demandent un délai avant les expulsions. Et ce même si de l’avis général, le squat du gymnase, entre promiscuité, alcool et drogue, est très difficile à vivre pour tout le monde, clandestins y compris.
Le tribunal rendra sa décision le 14 mars pour le squat « maison des familles » bd Amiral Courbet, et le 28 mars pour le gymnase près de Beauséjour.
Crédit photo : DR
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