En Anjou, les militants de l’Alvarium ont organisé une action il y a quelques jours dans un magasin Auchan pour dénoncer la suppression des caissières, bientôt remplacées par l’automatisation.

À Auchan aussi on automatise…

Les clients du magasin Auchan d’Avrillé (ville située dans la proche périphérie d’Angers) faisant leurs courses mardi 19 mars au soir ne s’en doutaient probablement pas encore mais la grande surface envisage la création d’un magasin sans caissier. Une mutation que sont venus dénoncer le même jour une équipe de militants de l’Alvarium.

Pour ces derniers, pas question de rester passifs face à une nouvelle enseigne qui s’apprête à mettre en place ses premiers magasins au paiement totalement automatisé et ouverts 24/24h. Un autre géant de la grande distribution, Casino, fait office de pionnier en la matière puisqu’il a déjà ouvert un magasin sans caisse à l’automne 2018 à Paris.

L’Alvarium met en garde

Sur le tract accompagnant leur action, les jeunes angevins expliquent les conséquences de l’arrivée de ces grandes surfaces nouvelle génération :

« Présentée comme un progrès qui simplifie la vie des clients, la robotisation de notre quotidien est un immense danger :

  • Suppression massive d’emplois pour les salariés.
  • Concurrence déloyale qui va hâter la mort du commerce de proximité déjà mis à mal par les monopoles de la grande distribution.
  • Suppression du facteur humain, donc baisse de qualité et impossibilité pour le consommateur de se faire entendre.
  • Cette robotisation touchera tôt ou tard d’autres secteurs et d’autres emplois que ceux des caissières : sécurité du magasin, approvisionnement, nettoyage etc. »

Et l’Alvarium de conclure en interrogeant :

« La grande distribution rackette déjà nos producteurs français, va-t-elle en plus cesser d’embaucher des humains ? Nous ne sommes pas des machines, nos vies valent plus que leurs profits ! »

Signe que le sujet interpelle, la vidéo de l’action a été rapidement partagée par un grand nombre de personnes sur Facebook :

Elle est également disponible sur YouTube :

L’Alvarium : Anjou, feu !

Tandis que le projet était lancé au début de l’année 2018 à Angers, Breizh-info.com en avait alors profité pour interroger l’Alvarium afin d’en savoir plus sur ces jeunes militants. L’Alvarium (signifiant la ruche en latin) se définit comme « une association aux confluents des doctrines nationalistes et du catholicisme social, composée de jeunes gens désireux d’aider leurs compatriotes délaissés volontairement par les pouvoirs publics, les médias et les associations, ne s’occupant que des clandestins ou de combats idéologiques post soixante-huitards dépassés. »

Mais au-delà de la simple structure à vocation politique, l’Alvarium se veut aussi être une communauté et un lieu de réunion convivial et militant. Et, malgré la fermeture de leur local angevin au mois de décembre dernier, les jeunes militants sont toujours sur le pied de guerre à travers l’Anjou et font feu de tout bois : défense du patrimoine et redécouverte de la culture angevine, distributions hebdomadaires de vêtements et de nourriture, organisation de conférences, etc.

Si la fibre sociale est bien présente, l’Alvarium se définit également comme « résolument identitaire », en faisant notamment la promotion de la culture angevine, « composante de la civilisation française et européenne. » Par ailleurs, cette jeunesse angevine annonce être « profondément tournée vers l’avenir » et « refuse le défaitisme et la complaisance dans la nostalgie. »

Un courage qui ne devrait pas lui être inutile puisque, dans la seule ville d’Angers, l’Alvarium doit faire face aux attaques répétées de l’ultra gauche locale et de la municipalité de Christophe Béchu.

Le tout avec une presse mainstream dont l’impartialité est plus que jamais remise en cause. Dans ces conditions, conserver la foi militante est donc une obligation…

Crédit photo : ©Alvarium Angers
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