« Limitation de la viande». La dernière lubie d’un État hors-sol qui commence vraiment à nous les briser

Après la voiture, la chaudière, l’avion, le chauffage, les réseaux sociaux, l’éducation des enfants… voici l’assiette.

Le gouvernement appelle à « une limitation de la consommation de viande et de charcuterie » au nom du climat. Le vocabulaire est feutré, technocratique, presque rassurant. “Limiter”. Pas interdire. Pas rationner. Juste orienter. Toujours orienter. Des chargés de communication aux doigts potelés ont bossé deux ans pour produire ça, payés par vos soins.

Il ne s’agit pas d’une anecdote nutritionnelle. C’est un symptôme. Le symptôme d’un pouvoir qui ne se contente plus d’administrer le pays mais qui entend redessiner l’homme lui-même.

L’alimentation représenterait un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61 % issus des produits d’origine animale. Le chiffre est posé comme une évidence morale. À partir de là, la conclusion est implicite : manger de la viande devient un problème.

On ne parle plus d’agriculture, de filières locales, de qualité, d’élevage français. On parle d’empreinte, de trajectoire, de “régimes conformes aux repères”. La technocratie climatique remplace le bon sens.

Ce pouvoir ne gouverne plus par la souveraineté. Il gouverne par la norme. Demain, affichage environnemental obligatoire sur chaque produit. Après-demain, fiscalité comportementale. Puis quotas implicites. Toujours au nom d’un Bien supérieur.

L’État fort avec les faibles, faible avec les forts

Ce qui frappe, c’est le contraste. Incapable d’assurer la sécurité dans de nombreux quartiers. Incapable d’enrayer la désindustrialisation. Incapable de maîtriser la dette. Incapable de protéger les frontières.

Mais capable de dire aux Français combien de steaks ils devraient manger. Voilà l’État contemporain : impuissant là où il devrait être ferme, autoritaire là où il devrait être discret.

Il s’érige en pédagogue alimentaire alors qu’il n’assure plus ses fonctions régaliennes. Il distribue des leçons d’assiette pendant que le pays s’endette et se fragilise.

Les Français ne sont pas des enfants. Ils savent arbitrer. Ils savent qu’un excès nuit. Ils savent aussi que la viande française n’est pas une caricature industrielle uniforme. Ce qu’ils ne supportent plus, c’est la mise sous tutelle permanente.

Chaque mois apporte sa nouvelle injonction : Moins de viande. Moins de chauffage. Moins de déplacements. Moins de tout.

Sauf les impôts.

Il existe une exaspération sourde, une lassitude des hommes et des femmes qui ont le sentiment que leur mode de vie est en permanence suspect. Que leur simple existence pèse sur la planète.

Une question de liberté

Manger n’est pas un acte administratif. C’est un acte culturel, charnel, familial. La cuisine, l’élevage, la transmission alimentaire font partie d’une civilisation. Quand l’État commence à orienter les comportements les plus intimes au nom d’objectifs abstraits fixés à l’horizon 2030 ou 2050, ce n’est plus une politique publique ordinaire. C’est une transformation anthropologique.

Ce qui se joue n’est pas seulement la viande. C’est la liberté d’un peuple adulte de décider de son mode de vie. Les hommes libres n’en peuvent plus de ces injonctions permanentes. Ils demandent quelque chose de simple : qu’on les laisse respirer. Qu’on les laisse choisir. Qu’on les laisse vivre.

Un État digne de ce nom protège, arbitre, garantit. Il ne dicte pas la composition des assiettes. À force de tout réguler, tout normer, tout culpabiliser, le pouvoir prend le risque de produire l’inverse de ce qu’il recherche : non pas l’adhésion, mais la rupture.

Car un peuple qu’on infantilise trop longtemps finit toujours par réclamer qu’on lui rende sa dignité. Et parfois ça se passe de manière très brutale.

YV

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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14 réponses à “« Limitation de la viande». La dernière lubie d’un État hors-sol qui commence vraiment à nous les briser”

  1. Bisalli dit :

    Soleil vert, on va y arriver grâce aux manipulés, c’est juste une question de temps.

  2. moreau dit :

    C’est l’agenda 2030 des mondialistes dont nos dirigeants font partie, dont L’ U.E fait partie.

  3. Poulbot dit :

    Ce pays est au mains de cette minorité que sont les éscrologistes qui imposent leurs lubies au reste de la population , sans que cette dernière ne réagisse et remette les pendules a l’heure .
    Mieux aux prochaines élections a commencer par les municipales elle va de nouveau voté pour eux, alors qu’il faudrait les renvoyés dans les tréfonds de l’oublie perpétuel.

  4. Grandjean dit :

    Comme pendant la guerre 39/45, il faudrait remettre des tickets ! Mais voilà il n’y a plus personne pour les imprimer puisqu’ils sont tous au guichet à attendre leur enveloppe. Dirigeants de branleurs ZZO ZLA3 !

  5. André dit :

    Dans la liste des incapacités de l’état, vous auriez pu ajouter « assurer au citoyen que les aliments qu’il achète sont de qualité ». Mais ce type de recommandation moralisatrice est plus facile à mettre en oeuvre. De l’eau du robinet sans produits chimiques, il y parvient déjà pas.

  6. Daniel Brun dit :

    Cet état boursouflé mais incapable se mêle de futilités et pendant ce temps, la décomposition, la dégringolade, continuent sans que rien ne soit fait pour redresser la situation. Il devient urgent de se débarrasser de ces imbéciles qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas et regardent ailleurs quand on leur met sous les yeux les tares qu’ils laissent prospérer.

  7. Ronan dit :

    Juste pour dire et pour compléter les commentaires de cet article et un pouce vers le haut : et ce, dans l’attente du pass carbone…

  8. jean Pierre Mouchet dit :

    Depuis 4 années que l’UE soutient la guerre en Ukraine avec des millions d’obus, de missiles, de drones est-ce bon pour le climat ? j’en doute car toutes les particules des poudres et des chimies polluent plus que toutes les automobiles de l’Europe. Alors la viande et la charcuterie n’ont jamais pollué quoi que ce soit ou 600 millions d’européens polluent plus que toutes autres espèces en émettant des gaz. On est en pleine folie

  9. Jotglars 66 dit :

    Quel mépris du peuple pour lui dire quand il faut laver ses slips et pullovers, comment il doit se chauffer, ne pas utiliser son auto, ne pas prendre l’avion, ne pas faire d’enfants et maintenant lui interdire notre excellente charcuterie et nos viandes au barbecue….que les écolos se rassurent, chez moi les charcuteries ont disparues au profit du halal, des kebabs et des barbiers ! J’attends le conseil pour aller le moins souvent que possible aux toilettes pour économiser l’eau de la chasse et faire un geste pour la planète.

  10. justin dit :

    D’accord pour reconnaître l’intervention de l’état là où ça ne le regarde pas, la sphère privée. N’empêche que la consommation excessive de viande (plus de 3 fois par semaine) est malsaine pour la santé et l’environnement. La santé, car la majorité des viandes sont issues d’élevages industriels et donc de céréales souvent OGM ou largement contaminées par les produits phytosanitaires. Pour les animaux stressés entassés comme de vulgaires marchandises: vaccins et antibiotiques…
    Pour l’environnement: déforestation,nappes phréatiques polluées,artificialisations des sols. La production d’un kg de boeuf nécessite (tout compris dans le cycle d’élevage) 15455 l d’eau,36kg de fourrage,6,5kg de grains,entre 7 et 420m2 de terres/an et dégage 27kg de CO2. Sans compter l’argent public pour maintenir à flot ces nuisances.

  11. Francis dit :

    NON, un kg de viande de boeuf ne nécessite pas 15000l d’eau, c’est un mensonge. La pluie qui tombe sur les champs et prairies n’est pas de l’eau consommée. Il n’y a pas de déforestation non plus parce que pas besoin de tourteau de soja, donc pas d’OGM. Pas de stress non plus, un animal qui souffre n’engraisse pas, ne se reproduit pas, coûte cher à nourrir et à soigner. L’élevage consiste au contraire à donner au bétail les meilleures conditions de vie possibles pour qu’il génère un revenu à l’éleveur. Enfin, le CO2 dégagé ne provient pas du sol mais du ciel par l’intermédiaire de la photosynthèse des plantes. C’est un circuit fermé. Quant au méthane, il est rapidement détruit dans l’air par l’ozone et les oxydes d’azote. Justin est juste incompétent voire malhonnête.

  12. Jipé dit :

    je pense que toute l’eau de pluie qui tombe dans nos régions suffit à produire le foin et les grains (qui poussent à l’aide du CO2 produit dans l’air par tant d’autres causes), permet largement de poursuivre nos élevages sans menace pour « La planète » .
    Je ne peux chiffrer cela’ mais je n’ai jamais été incommodé par le CO2 présent dans l’air de notre campagne (Camargue).

  13. Richard dit :

    Le bulletin de vote en 2027 pour foutre le pied au cul à ces incompétents, sinon faudra pas pleurer sur son assiette.

  14. justin dit :

    Je persiste Pas besoin d’eau et d’espace pour le maïs qui sert à nourrir les bovins ? Il y a déforestation en Amazonie afin de créer des prairies à la place de la forêt.L’élevage concentrationnaire (porcs et volailles principalement) est générateur de souffrances et de stress, car il ne respecte pas les besoins élémentaires physiologiques des animaux. Voir les vidéos de L214.Quand au CO2 il concerne tout le processus de production et de transformation.

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