Climat, biodiversité : l’enjeu démographique. Tel est le titre et le thème d’une conférence organisée le 16 mai prochain à Paris, à laquelle souscrirait sans aucun doute notre collaborateur Julien Dir, auteur d’une tribune libre percutante sur la démographie.

Une conférence organisée par Démographie responsable, Écologie sans frontière et la Station, avec les interventions de Gilles RAMSTEIN, climatologue, directeur de recherche au LSCE, François LETOURNEUX, ingénieur des ponts, des eaux et des forêts, ancien directeur du Conservatoire du littoral, Laure NOUALHAT, journaliste, auteur, réalisatrice, Philippe WALDTEUFEL, sciences de l’atmosphère, directeur de recherche émérite au LATMOS.

Elle se déroulera le jeudi 16 mai 2019 de 19 h à 22 h à l’Hôtel de l’Industrie – 4 place Saint-Germain-des-Prés – 75006 Paris

Inscriptions : https://www.linscription.com/activite.php?P1=20691

Voici le texte d’accompagnement de cette conférence.

Nous sommes 7,8 milliards d’humains, nous devrions être 9,8 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100 selon les projections moyennes de l’ONU.

Depuis les années 1960, la croissance démographique est en décélération, la baisse de fécondité est générale bien qu’encore insuffisante en Afrique, qui devrait compter 4,5 milliards d’habitants en 2100.

Pour les démographes officiels, la situation est donc sous contrôle… mais on ne peut pas isoler la démographie des conditions d’équilibre de notre écosystème planétaire.

En 70 ans la population humaine a triplé, pendant que la température moyenne de la planète augmentait de 0,8°C, que la population des vertébrés sauvages s’effondrait de plus de moitié, que des pans entiers des forêts tropicales disparaissaient, que la désertification s’étendait, que les océans s’acidifiaient et se remplissaient de déchets, et que la survie alimentaire de l’humanité devenait massivement dépendante du pétrole, des engrais azotés et des pesticides.

La question est donc posée de savoir si la planète peut supporter, de manière durable, c’est-à-dire sans effondrement de ses écosystèmes, les 7 à 8 milliards d’humains qu’elle compte aujourd’hui, a fortiori les 10 à 11 milliards attendus au cours de ce siècle et, à une échelle plus modeste, ce qu’il en est de la France métropolitaine avec ses 551 000 km² et ses 65 millions d’habitants.

L’empreinte écologique globale, qui marque le taux de pression de l’humanité sur la planète en comparaison des ressources que celle-ci peut fournir, est le produit de l’empreinte écologique moyenne résultant de nos modes de vie, par le nombre des humains. Elle ne cesse chaque année de progresser, avec l’augmentation de chacun des deux facteurs du produit.

Est-il raisonnable, si nous voulons sauvegarder les écosystèmes qui constituent notre environnement, d’ignorer l’impact du second de ces facteurs et d’exclure de nos objectifs la décroissance démographique ?

Crédit photo : DR
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