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Un migrant érythréen de 26 ans hébergé dans une famille allemande avait poignardé l’un de ses membres en 2018, en l’occurrence un enfant de 11 ans. Le procès a débuté cette semaine.
Migrant érythréen : accueilli par la mère, il poignarde le fils
Étrange sens du remerciement ! La scène s’était déroulée le 25 juillet 2018 à Vilshofen, en Bavière (Allemagne). Une femme de 34 ans et son mari, vivant avec leurs deux enfants, avaient également choisi d’accueillir des migrants sous leur toit. Parmi les demandeurs d’asile hébergés par la famille allemande, se trouve alors un certain Abdulrahman M. L’homme est un migrant érythréen âgé de 26 ans. Ce jour-là, tandis que la mère de famille est partie faire des courses avec les autres « réfugiés », l’Africain se retrouve seul au domicile avec l’un des fils du couple, alors âgé de 11 ans.
Selon le procureur, Abdulrahman M. a attiré l’enfant de ses hôtes dans le salon avant de lui demander où se trouvait sa mère, qui était visiblement sa cible initiale. Mais, en son absence, il décide de se venger sur le très jeune garçon en le plaquant avant de sortir un couteau à pain qu’il avait gardé caché jusque-là. Malgré la tentative de l’enfant de se défendre, le migrant lui assène plusieurs coups de couteau aux bras et aux jambes, mais surtout au cou avec une coupure de 15 centimètres. La victime subira par la suite une opération d’urgence.
« Meurs, meurs, meurs ! »
Détail sordide s’il en est, l’Africain aurait crié « Meurs, meurs, meurs ! » en poignardant le fils de 11 ans. Ce dernier ne doit son salut qu’au chien de la famille qui a mordu le migrant agresseur. De quoi laisser suffisamment de temps à l’enfant pour se libérer et pour prendre la fuite.
Pas de quoi décourager le demandeur d’asile en furie qui s’est alors mis à poursuivre sa victime. Le calvaire du petit Allemand n’a pris fin que lorsqu’il est parvenu à arrêter une voiture sur la route. Malgré ses graves blessures, il a survécu. Ce n’est que le 15 mai dernier que le procès du migrant érythréen a débuté devant le tribunal de Passau (Bavière) pour tentative de meurtre.
Pour expliquer son geste, le demandeur d’asile évoque le prétendu piratage de son téléphone portable par la mère de famille qui l’accueillait. Laquelle aurait ensuite diffusé une vidéo de lui nu sur les réseaux sociaux. De quoi « rendre fou » le migrant selon ses dires.
« Nous avons toujours aidé Abdulrahman »
Dix mois après les faits, le garçon a encore de graves problèmes psychologiques et des problèmes de concentration, selon son père. Il est retourné à l’école depuis quelques semaines après avoir été admis dans une clinique spécialisée pendant des mois.
Quant à la mère de famille, dont l’altruisme migratoire a bien failli coûter la vie de son fils, elle aurait déclaré : « Nous avons toujours aidé Abdulrahman. Nous ne comprenons pas pourquoi il nous a fait cela ».
Le verdict sera rendu le 6 juin pour cet énième drame, conséquence directe de l’immigration extraeuropéenne en Allemagne.
Crédit photo : DR (Photo d’illustration)
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