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Le Mont-Saint-Michel est de retour en Bretagne. Du moins, sur le compte Instagram du célèbre journal New York Times.
Le Mont-Saint-Michel appartient aux Bretons…
Voilà une anecdote qui risque bien de rouvrir les hostilités entre les Bretons et nos voisin d’outre-Couesnon. Le Mont-Saint-Michel est enfin de retour auprès de la mère patrie. Précisons rapidement, avant que nos lecteurs normands ne s’étouffent, que cette réattribution du célèbre rocher à la Bretagne n’est pas le fait de Bretons rancuniers… mais du quotidien américain New York Times.
Ce dernier a ainsi posté une photo du Mont-Saint-Michel sur son compte Instagram associée à deux autres illustrations : une photo prise au Musée des Beaux-Arts de Rennes et une autre sur les remparts de Saint-Malo. La publication s’accompagne aussi d’une question dans la bio : « Dans quelle partie du Monde est @nytimestravel ? »
En mettant en relation les trois lieux, la réponse résonne alors comme une évidence : en Bretagne ! Réponse confirmée en cliquant sur le lecteur de la photo malouine puisque la mention « Brittany » apparait.
New York Times : les Normands réagissent… en vain
Rapidement, la localisation du Mont-Saint-Michel en Bretagne par l’un des plus prestigieux journaux du monde a suscité de nombreux commentaires sur Instagram. Avec quelques amusantes réactions demandant aux responsables du compte de modifier voire de supprimer la publication. Laquelle est toujours en ligne à l’heure où nous rédigeons ces lignes. La presse française, et normande au premier chef, s’est elle aussi faite l’écho de ce qu’elle considère être une « erreur »… ou pas.
Quant au New York Times, dont l’intérêt pour la Bretagne ne date pas d’hier, peut-être que ce dernier a décidé de s’en tenir à la genèse même de l’édifice pour justifier son appartenance bretonne : lorsque le Mont-Saint-Michel fut édifié par l’évêque Saint-Aubert d’Avranches au VIIIe siècle, le rocher faisait alors bien partie du territoire breton. Comme toute la région de l’Avranchin et même de l’actuel département de la Manche. Ce n’est que par la suite que le Couesnon fera des siennes…
Arthur Keraudren
Crédit photo : DR
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