Le 55ème numéro de la revue War Raok est sorti. Voici ci-dessous l’éditorial, ainsi que le sommaire, de cette revue nationaliste bretonne que vous pouvez vous procurer ici.

Notre foi  : la fidélité à notre terre et à notre peuple.

Le nationalisme breton, si présent et offensif il y a encore peu et plutôt timide en ces temps de grande perturbation, doit reprendre toute sa place, s’affirmer et ainsi combattre les tentacules de cette république française jacobine et coloniale. Il doit également s’opposer de façon drastique aux partisans et aux adeptes de l’uniformisation de l’Europe et de la dissolution des spécificités ethniques dans un horrible mélange artificiel universaliste.

Il faut renverser cette utopie destructrice des peuples et des communautés ethniques ainsi que cet ordre marchand qui menace nos cultures et combat nos aspirations à une vie nationale propre.

Le peuple breton, mon peuple, deviendrait-il un peuple sans fierté, un peuple timoré et soudainement frileux qui a honte de sa langue, de sa culture, de son identité… qui n’a pas le courage d’affirmer sa propre souveraineté et d’édifier enfin son propre État, sa propre république ?

Est-il nécessaire de rappeler, encore une fois, que nos droits de peuple sont bafoués mais également que notre propre culture, notre propre identité sont menacées. Cette culture bretonne et celtique, riche et unique, est notre meilleur rempart contre ceux qui souhaitent la dissoudre et créer ainsi une uniformisation criminelle. C’est, pour nous, militants et patriotes bretons, une véritable barricade contre une éventuelle mort culturelle.

Aucune nation ne naît multiculturelle. Le multiculturalisme est une situation artificielle autant que malsaine qui ne peut affecter que les sociétés en déclin général. Une société multiculturelle porte au plus profond d’elle les germes d’une future destruction nationale.

Le mouvement national breton qui lutte contre la politique coloniale de l’État français ne doit pas ignorer que d’autres maux, tout aussi mortifères, menacent l’existence même du peuple breton. Les méthodes sont multiples : violentes, brutales avec déplacement de populations, mais aussi plus fourbes et perfides qui consistent tout simplement à remplacer un peuple progressivement par l’arrivée massive de populations étrangères. Aujourd’hui la méthode préférée et choisie est celle du métissage, ce métissage que certains, (à gauche principalement, mais à droite également sans oublier les traîtres en soutane et les déclarations répétées du Vatican en faveur des migrants), considèrent comme une réalité indéniable et une véritable réponse à la crise démographique des nations occidentales… Pire, les irresponsables qui prônent la promotion de la mobilité universelle et du multiculturalisme et déclarent ouvertement qu’à l’heure de la mondialisation les migrations sont des facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable, ne sont pas uniquement des irresponsables mais des criminels en puissance. Pitoyable cette vision surréaliste vantant un enrichissement humain et culturel ! Cette « culture de rencontre », cette perception du monde où l’invasion migratoire actuelle constitue l’horizon vital de l’humanité, non seulement nous la réfutons mais nous la rejetons catégoriquement.

Notre rôle de militant politique breton est de donner un éclairage indispensable pour dissiper la pénombre qui rend aveugle notre peuple atteint malheureusement de cécité du fait des mensonges diffusés, répandus et imposés par la bonne presse et sa propagande immonde, par les petits « flics » de la pensée unique, par une oligarchie décadente, sans omettre les manipulations de cet État français, notre geôlier, aux funestes projets de destruction des peuples qu’il embastille.

Il nous appartient de résister à cet avenir crépusculaire, de combattre pour un destin nouveau et la sauvegarde de notre Bretagne. Les Bretons ont le devoir sacré de conserver leurs racines, leurs traditions, leur civilisation… leur identité et de transmettre à leurs enfants le magnifique héritage reçu de leurs ancêtres.

Pour conclure, je reprendrai cette célèbre phrase de Friedrich Hegel : « L’erreur la plus fatale pour un peuple est d’abandonner ses caractères biologiques ». Aussi complétons sans condescendance l’intitulé de cet éditorial : « Notre foi : la fidélité à notre terre, à notre peuple… à notre sang ».

Padrig MONTAUZIER

Editorial :

Buhezegezh vreizh page 2

Editorial page 3

Buan ha Buan page 4

Société

Greta Thunberg, nouveau conte pour Occidentaux invertébrés page 11

Religion

Quand un cardinal africain défend l’identité de l’Europe page12

Musique

Da Anaon eo aet Yann-Fañch Kemener page 16

Billet d’humeur

Non à l’idéologie du métissage généralisé page 18

Hent an Dazont

Votre cahier de 4 pages en breton page 19

Histoire de Celtie

Mort Ghlinne Comhann / Massacre de Glencoe page 24

Histoire de Bretagne

Institutions bretonnes et classes sociales au XVe siècle page 25

Environnement

Les effets de la pollution environnementale page 28

Civilisation bretonne

Rapports entre principes féminin et masculin page 32

Nature

Nous avions un ami, pourtant, ce n’était qu’un petit chien… page 35

Lip-e-bav

Queue de lotte à l’armoricaine page 37

Keleier ar Vro

Prezegenn Loig Kervoas e Koad-Kew 2019 page 38

Bretagne sacrée

L’art breton à la fin du Moyen Âge page 39

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine