Après Brest, c’est au tour de Quimper de connaître des scènes de violences dans l’un de ses quartiers dits « sensibles » : pompiers et policiers y ont été attaqués mardi soir. Une douzaine de véhicules ont été incendiés. L’achat de la paix sociale à Penhars par la municipalité semble donc être un échec.

Quimper : les « jeunes » caillassent les pompiers

En ce débute de soirée du 10 septembre, les pompiers, appelés pour un feu de poubelle à Penhars, sont tombés dans une embuscade dressée par des « jeunes ». Une fois sur place, les soldats du feu ont constaté l’incendie de plusieurs voitures. Mais l’intervention va alors être perturbée par une vingtaine d’individus qui vont leur lancer projectiles et cailloux.

Quelques temps plus tard, plusieurs véhicules de police arrivent sur les lieux avec des forces de l’ordre en tenue anti-émeute afin de sécuriser l’intervention des pompiers. Mais ces renforts ne sont visiblement pas du goût des voyous locaux. Lesquels vont même contraindre pompiers et policiers à se replier en quittant le quartier peu après afin « d’apaiser les tensions ».

Par la suite, des bandes de jeunes vont de nouveau mettre le feu à des véhicules et des containers-poubelles, obligeant les pompiers à une autre intervention. Qui se fera en compagnie de six voitures de policiers. Des gendarmes furent aussi appelés pour assurer l’encadrement de cette opération qui a donc nécessité des moyens considérables. Malgré tout, pompiers et policiers seront une nouvelle fois pris pour cibles par des équipes du quartier.

Penhars : l’achat de la paix sociale a échoué

Selon certaines sources, ce serait l’interpellation d’un jeune circulant sans casque au guidon d’une moto qui aurait mis le feu aux poudres à Penhars en fin de journée ce 10 septembre. Si les attaques de pompiers sont un phénomène de plus en plus fréquents dans de nombreuses cités de l’Hexagone, elles constituent en revanche un nouveau palier dans la violence à Quimper.

Au total, c’est au moins une douzaine de véhicules qui ont été brûlés durant la soirée dans ce quartier de Penhars, aux abords du centre commercial des 4 Vents, sur le boulevard de Provence et la rue du Poitou notamment.

Un quartier de Penhars dont nous évoquions, en 2018, les généreux financements de la municipalité de Ludovic Jolivet pour un festival de rap et de danses africaines. Cet achat (très temporaire) de la paix sociale n’aura donc pas servi à grand chose malgré les plus de 550 000 euros octroyés alors à la « Maison Pour Tous » du quartier, déjà déficitaire.

Quant aux réactions de la population face à ces attaques dont ont été victimes les pompiers de Quimper, elles sont parfois plus vives qu’en Bretagne :

Arthur Keraudren

Crédit photos : Capture YouTube (photo d’illustration)
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