Olivier Létang, président du Stade rennais, ne veut plus payer la taxe « transports » – un million d’euros par an pour le club. Il oublie que le stade Roazhon Park et les terrains de la Piverdière sont loués au SRFC pour une somme très modique. Sans oublier les subventions importantes versées au Stade rennais chaque année.

Trop d’impôts ?

Conflit entre le Stade rennais d’un côté et Rennes métropole et la Ville de Rennes de l’autre. En effet le président du SRFC, Olivier Létang, se plaint que son club paye trop d’impôts. Son mécontentement porte essentiellement sur la taxe « transports » qui est assise sur la masse salariale ; cette taxe coûte au club un million d’euros chaque année. M. Létang se plaint également qu’au centre d’entraînement Henri-Guérin, installé à la Piverdière, un certain nombre d’infrastructures « ne sont plus du tout en adéquation avec ce qui est demandé ». Bref, « aujourd’hui, on mène une réflexion. Est-ce qu’on reste à la Piverdière, est-ce qu’on part ? » (Ouest-France, Rennes, mardi 10 septembre 2019).

Rennes métropole rétorque que « l’investissement de la collectivité en faveur du SRFC se traduit notamment par la mise à niveau régulière du Roazhon Park et du centre d’entraînement Henri-Guérin à la Piverdière. Les équipements sont mis à la disposition du club par la Ville. Ils ont été entièrement rénovés en 2009, pour un investissement municipal de 42 millions d’euros. Rien que ces trois dernières années, la collectivité a consacré plusieurs millions d’euros à la réfection de terrains d’entraînement à la Piverdière et du système d’éclairage du Roazhon Park. » (Ouest-France, Rennes, mardi 10 septembre 2019). 

Les salaires des joueurs

Jean-Luc Tourenne (PS), sénateur d’Ille-et-Vilaine, utilise un argument plus percutant : « On me pardonnera de faire un rapprochement avec les salaires de joueurs – modestes comparés à ce qui se pratique dans certaines équipes : 6 millions pour l’un en intégrant les primes ou 3 millions pour un autre (selon le journal L’Équipe). » (Ouest-France, Rennes, mercredi 11 septembre 2019). Les non-initiés reprocheront à M. Tourenne son imprécision : ces millions correspondent-ils à un salaire mensuel ou annuel ? Ils lui reprocheront également de ne pas indiquer l’identité des bénéficiaires de ces millions. Transparence oblige.

Et François Pinault ?

Puisque le club d’Olivier Létang a besoin d’argent, semble-t-il, la solution la plus simple consiste à s’adresser au propriétaire du Stade rennais, un certain François Pinault qui n’est pas à un million près. Ne possède-t-il pas la sixième fortune française avec 29 milliards d’euros (Challenges, 4 juillet 2019), ce qui représente une progression de 14,2 % sur la période 2018/2019 (Capital, juillet 2019).

B.M.

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