L’affaire Urvoas – Solère : une histoire de « frangins » ?

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Aider les « frères » peut quelquefois vous conduire devant la Cour de justice de la République ; c’est la mésaventure qui vient d’arriver à Jean-Jacques Urvoas.  À cause de Thierry Solère qui n’avait pas cru bon d’effacer les messages d’Urvoas dans son téléphone…

Un homme très occupé

Jean-Jacques Urvoas est un homme très occupé. On l’avait connu député (PS) de Quimper,  président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, puis ministre de la Justice (mandat François Hollande). Mais battu sèchement aux élections législatives de 2017, il est retourné à son premier métier : enseigner le droit. Maître de conférences, il œuvre à Brest et à Quimper, mais également à Paris  Dauphine et à Sciences-Po. Il ne connaît donc pas les fins de mois difficiles.

Tout irait bien par conséquent s’il ne devait comparaître devant la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ». En effet, alors qu’il était garde des Sceaux, il avit transmis au député Thierry Solère (LR), entre les deux tours de la présidentielle de 2017, et à son initiative, des informations confidentielles par le biais de l’application cryptée Telegram.

Un téléphone compromettant

En effet, c’est à l’occasion d’une perquisition chez M. Solère que les policiers ont découvert dans son téléphone les messages expédiés par M. Urvoas. Car Solère est poursuivi pour fraude fiscale, enquête élargie aux chefs de trafic d’influence, de corruption, d’abus de bien sociaux, de financement illicite de campagne électorale et de manquement aux obligations déclaratives auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Il s’agissait pour Urvoas de renseigner son ami Solère sur la progression de l’enquête.

D’après le réquisitoire du parquet, « il est (…) vraisemblable que M. Urvoas a souhaité être agréable à M. Solère, comme ce dernier l’a indiqué en confrontation, pour des raisons politiques liées au contexte électoral de l’époque. » Des échanges entre les deux hommes en témoignent. Ainsi, M. Urvoas a envoyé un message d’encouragement à M. Solère avant les législatives, puis un message de félicitations une fois ce dernier élu à l’Assemblée nationale. (Le Monde, mercredi 19 décembre 2018).

Copains comme cochons

Qu’un homme politique de gauche et un autre de droite soient copains comme cochons, ce n’est pas nouveau. L’explication, on la trouve souvent dans les « connexions maçonniques » – lorsque les deux appartiennent  à la franc-maçonnerie et, de ce fait, se soutiennent ; c’est une règle entre « frères ». Or Thierry Solère appartient à la Grande loge nationale de France (d’après le blog de François Koch, journaliste à l’Express, lequel détient la fiche maçonnique de Solère).

Uvoas franc-maçon ?

 À première vue, rien n’indique que Urvoas appartienne lui aussi à la franc-maçonnerie. Pourtant, il existe quelques indices. Ainsi, il a été « invité par le Grand Orient à participer, en février 2018, à une « tenue blanche fermée » devant plancher sur le thème « la justice peut-elle être indépendante ? », mais l’atelier a finalement été annulé. Justement à cause de l’affaire » (L’Obs, 19 septembre 2019).

On se souvient également que Urvoas a été président de la commission des lois de l’Assemblée nationale, poste réservé habituellement – comme au Sénat – à un franc-maçon. On a donc le droit de penser que Urvoas est franc-maçon ou, au minimum, « maçon sans tablier », c’est-à-dire très proche des « frères », mais sans avoir été initié. Ses élèves devraient lui poser la question.

B. Morvan

Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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