Écosse

À Édimbourg, ils étaient nombreux à manifester en faveur de l’indépendance de l’Écosse le 5 octobre. Dans un contexte vivifié par la perspective du Brexit.

Écosse : la marche pour l’indépendance attire la foule

Des milliers de personnes ont pris part à une marche pour l’indépendance de l’Écosse dans les rues d’Edimbourg samedi 5 octobre tandis que le Brexit est officiellement prévu pour le 31 octobre prochain.

À grands renforts de croix de Saint-André (le célèbre drapeau écossais), les manifestants ont donc arpenté les rues de la capitale de l’Écosse. Quant à l’organisation de ce rassemblement, celle-ci était orchestrée par All Under One Banner (AUOB) [NDLR : « Tous derrière une même bannière »], une entité transpartisane regroupant différents courants politiques du pays.

Des organisateurs qui espéraient rassembler au moins 100 000 personnes. En octobre 2018, la précédente marche avait regroupé 20 000 personnes selon la police, et 100 000 selon les organisateurs. Au terme de la journée, pour cette édition 2019, AUOB a revendiqué le chiffre de 200 000 manifestants.

Un vent favorable pour l’indépendance de l’Écosse ?

Au-delà de la bataille des chiffres entre eux et les autorités britanniques, les partisans de l’indépendance peuvent envisager l’avenir avec un certain optimisme. Comme nous le soulignions il y a quelques semaines, le dernier sondage sur la question montrait désormais une majorité d’Écossais favorables à une sécession avec le Royaume-Uni. Une tendance qui n’a pas toujours eu le vent en poupe dans les enquêtes d’opinion précédente. Comme en septembre 2014 ou le « non » l’avait emporté à 55 %.

C’est la perspective du Brexit qui a grandement contribué à changer la donne : lors du référendum de juin 2016 sur la sortie de l’UE pour le Royaume-Uni, 62% des Écossais s’y étaient opposés.

Si la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, membre du Parti National Ecossais [NDLR : pro-indépendance], ne s’est pas jointe à l’événement, elle a toutefois déclaré qu’elle était là « par l’esprit ».

Une Première ministre écossaise qui envisage par ailleurs d’organiser un deuxième référendum sur le sujet d’ici 2021.

Crédit photos : DR (photo d’illustration)
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