Éducation sexuelle obligatoire : des parents saisissent l’ONU pour dénoncer un programme jugé intrusif et idéologique

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Depuis la rentrée 2025, toutes les écoles publiques et privées sous contrat doivent appliquer un nouveau dispositif d’« éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle » (EVARS). Trois séances par an, obligatoires et sans possibilité d’exemption. Pour de nombreux parents, ce programme franchit une ligne rouge : celle de l’intime, de la morale et du rôle éducatif premier de la famille.

Face au refus du Conseil d’État de suspendre ce dispositif, plusieurs associations – notamment Juristes pour l’enfance et l’ECLJ (European Centre for Law and Justice) – ont décidé d’emmener le combat sur un autre terrain : celui du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU. Une démarche rare, qui témoigne de l’ampleur de la contestation.

Un programme imposé à tous, de la maternelle au lycée, sans possibilité de retrait

L’une des particularités d’EVARS est son caractère totalement contraignant.
De la petite section jusqu’à la terminale, chaque élève doit assister à des séances portant non seulement sur des sujets biologiques, mais surtout sur des thèmes profondément normatifs : identité, sexualité, modèles relationnels, contraception, orientation sexuelle, changement de sexe, etc.

Dans certaines formations, des vidéos et des propos circulant sur les réseaux sociaux montrent des intervenants expliquant à des enfants de 3 à 5 ans que « toucher son corps procure des sensations agréables » et qu’il est normal d’explorer. Ce type de témoignage alimente la colère de nombreux parents, qui dénoncent une atteinte flagrante à la pudeur, au rythme d’apprentissage et à la vie privée des enfants.

Pour les familles, cette intrusion n’a rien de neutre. Elle tend à banaliser des concepts comme l’idéologie du genre ou la sexualité précoce, présentés comme des évidences scientifiques alors même qu’ils divisent profondément la société.

Un contournement assumé du rôle des parents

Les associations opposées au programme soulignent un point central : les parents n’ont aucun droit de regard sur le contenu précis des séances, ni sur les intervenants extérieurs choisis par les établissements.

Selon elles, l’objectif est clair :

  • marginaliser les repères transmis au sein de la famille,
  • imposer une vision idéologique de la sexualité,
  • empêcher les parents d’exercer leur autorité pédagogique.

Des centaines de témoignages ont été remontés, notamment à SOS Éducation, évoquant des supports choquants, des propos inadaptés ou des discussions poussées sur l’intimité d’élèves mineurs. Beaucoup d’enseignants eux-mêmes s’inquiètent du contenu qu’ils doivent appliquer.

Des risques pour la pudeur, la maturité et la vie privée des enfants

De nombreux spécialistes rappellent que l’âge de la puberté varie considérablement, et qu’une approche uniformisée ne respecte ni le rythme individuel, ni la psychologie de l’enfant.
Obliger toute une classe à parler d’intimité – parfois de traumatismes – n’est pas seulement maladroit : cela peut être contre-productif et intrusif.

En outre, plusieurs études internationales montrent que les programmes d’éducation sexuelle imposés n’ont aucun effet clair sur la réduction des abus sexuels, malgré l’argument constamment avancé par leurs promoteurs.

L’ECLJ et plusieurs parents affirment que l’EVARS viole directement deux garanties juridiques internationales que la France s’est engagée à respecter :

  1. Le droit des parents d’assurer l’éducation morale et religieuse de leurs enfants selon leurs convictions ;
  2. La liberté de choisir un établissement non étatique correspondant à ces convictions, dès lors qu’il respecte des normes minimales.

Or :

  • le programme s’applique aussi aux écoles privées sous contrat, notamment confessionnelles ;
  • il impose une conception normative de la sexualité contraire à l’enseignement de nombreuses familles, notamment catholiques ;
  • il ne peut être refusé, même partiellement.

Dans ces conditions, les associations affirment que la France outrepasse clairement ses engagements internationaux.

Pourquoi la saisine de l’ONU pourrait changer la donne

Les comités onusiens ne disposent pas d’un pouvoir coercitif direct, mais leurs avis peuvent contraindre les États à revoir leurs politiques éducatives ou à introduire des mécanismes d’exemption.
Si le Comité estime que la France viole l’article 13, le ministère pourrait être obligé de :

  • revoir la nature obligatoire du programme,
  • autoriser des dispenses,
  • restaurer la liberté pédagogique des établissements privés,
  • ou limiter les contenus idéologiques imposés aux élèves.

Ce serait un revers symbolique et politique majeur pour l’Éducation nationale.

Au-delà du juridique, le cœur du débat est anthropologique.

Pour ses opposants, l’EVARS n’est pas un enseignement neutre mais un outil de remodelage culturel, destiné à déstructurer les repères familiaux traditionnels. Les parents enracinés, attachés à une vision organique de la famille, y voient l’un des volets d’un projet plus large visant à relativiser la filiation, brouiller les identités sexuées et affaiblir l’autorité éducative naturelle.

Dans un pays où la démographie chute, où les repères disparaissent, où la transmission familiale s’effrite, cette tentative de reprise en main idéologique apparaît pour beaucoup comme un symptôme de plus de la rupture entre le pays réel et un appareil d’État déraciné.

Les associations appellent les parents à documenter les dérives constatées et à témoigner auprès des instances impliquées dans le recours. Une pétition circule également pour soutenir la démarche auprès du Comité de l’ONU.

Les prochains mois diront si cette bataille juridique, culturelle et éducative peut infléchir la position d’un ministère déterminé à imposer sa vision de l’enfance et de la sexualité.

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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5 réponses à “Éducation sexuelle obligatoire : des parents saisissent l’ONU pour dénoncer un programme jugé intrusif et idéologique”

  1. guillemot dit :

    Avec ce programme EVARS ce n’est plus l’Etat français qui contrôle puisque ce sont des directives de Bruxelles et même de l’ONU. La drogue et le sexe sont des moyens d’assouvissement des peuples

  2. Poulbot dit :

    Tout ce qui touche l’information sur la sexualité est du ressort des parents , l’école doit juste faire de l’information sur les moyens de protections contre les maladies sexuellement transmissibles , notamment sur le sida et c’est tout ; le programme EVARS n’est que de la propagande LGBTrans/pédophile, appelons un chat un chat.

  3. M. The dit :

    Il ne faut plus s’étonner de rien, lorsque nous sommes « dirigés » par les gens du bâtiment et leurs aficionados, on ne peut que tomber de plus en plus bas ; et « ils » continuent à creuser … Bravo à ceux qui veulent rester en surface !

  4. Joselyne dit :

    Bientôt à l’école le concours de Masturbation ?

  5. RAYMOND NEVEU dit :

    Que l’Education Nationale enseigne les notions basiques au lieu de faire perdre leur temps aux enfants et adolescents. Ce ministère devra être purgé…350.000 fonctionnaires qui ne servent à rien car en surnombre et…tous les -détachés- ben oui les tites planques sympathoches ça existent! Une pétaudière cette république! Et pas que là…

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