La polémique n’aura duré que quelques heures, mais elle en dit long. Mercredi 10 décembre, France Info, média du service public, a mis en ligne une courte vidéo établissant un lien direct entre les marchés de Noël et le régime nazi. Face au tollé provoqué, la séquence a été retirée dans la journée, le média reconnaissant un simple « raccourci ». Un épisode révélateur, selon de nombreux observateurs, d’une dérive idéologique persistante de l’audiovisuel public, précisément au moment où celui-ci est examiné par une commission d’enquête parlementaire.
INSOLITE 🤡
💩 France Intox, service public, fait le lien entre les marchés de Noël et le nazisme.
Les marchés de Noël créés 1229 à Vienne, perpétuent le nazisme des années 3O jusqu’à aujourd’hui, notamment en France qui possède le plus grand nombre de marchés de Noël.🤣💦 pic.twitter.com/KbTZGQmpcE
— Jaime Horta 🇵🇹🇫🇷 ☯️ 🇵🇹🇨🇵 (@JaimeHorta17) December 10, 2025
Un raccourci lourd de sens
La vidéo en question s’ouvrait sur une question volontairement provocatrice : les nazis auraient-ils créé les marchés de Noël ? La réponse se voulait nuancée, affirmant que cette tradition n’avait pas été inventée par le régime hitlérien, mais qu’elle aurait été « largement remise au goût du jour » dans les années 1930 pour servir une politique économique et nationaliste.
Sur le fond historique, personne ne conteste que le régime nazi a continué à faire vivre les fêtes populaires (scoop : les nazis allaient aussi aux toilettes chaque matin). Mais c’est précisément le glissement opéré par France Info qui a suscité l’indignation : passer d’un rappel contextuel à une association implicite entre une tradition familiale, largement enracinée dans l’histoire chrétienne et européenne, et l’idéologie nazie.
Pour de nombreux internautes et responsables politiques, le procédé relève moins de la pédagogie que d’une culpabilisation diffuse, visant à jeter le soupçon sur une pratique encore très largement populaire en France.
Une indignation transpartisane
Les réactions ont été rapides et parfois sévères. Plusieurs élus ont dénoncé un parallèle jugé indécent, estimant qu’il revenait à salir une tradition festive, familiale et artisanale, au moment même où les marchés de Noël battent leur plein dans tout le pays.
Au-delà du monde politique, des voix médiatiques ont également exprimé leur incompréhension. Certains observateurs ont souligné le caractère artificiel du raisonnement, reprochant à France Info de créer une confusion volontaire entre une tentative historique d’appropriation idéologique et la réalité contemporaine des marchés de Noël, qui n’ont évidemment plus aucun lien avec l’Allemagne des années 1930.
Pour d’autres, la narration adoptée par le média public participe d’un discours plus large, déjà observé, consistant à déconstruire systématiquement les traditions populaires en leur accolant une dimension problématique, voire suspecte.
Dans la vidéo, France Info expliquait que les marchés de Noël, apparus au Moyen Âge dans le Saint-Empire romain germanique, avaient été relégués à la périphérie des villes avant de revenir en force dans les années 1930 sous l’impulsion du régime nazi, notamment pour promouvoir le « made in Germany ». Le reportage concluait en soulignant que la France est aujourd’hui l’un des pays comptant le plus de marchés de Noël au monde.
C’est cette succession d’éléments, sans mise à distance claire, qui a été perçue comme problématique. Pour ses détracteurs, le message sous-jacent est limpide : si cette tradition a été instrumentalisée par un régime totalitaire, sa persistance actuelle devrait au minimum interroger. Une façon indirecte de jeter le doute sur ceux qui continuent à fréquenter ces marchés, présentés non plus comme des lieux de convivialité, mais comme les héritiers inconscients d’un passé idéologiquement chargé.
Une tradition instrumentalisée… puis amalgamée
Certains commentateurs ont rappelé une évidence historique souvent absente du débat médiatique : tous les régimes totalitaires ont cherché à s’approprier les traditions populaires, précisément parce qu’elles fédèrent. Cela ne rend pas ces traditions suspectes en elles-mêmes, mais dit quelque chose de la nature du totalitarisme.
En ce sens, rappeler que le régime nazi a tenté de détourner Noël ou ses marchés de leur sens originel ne justifie en rien d’établir un lien moral ou symbolique avec les pratiques contemporaines. Confondre instrumentalisation passée et continuité culturelle revient à inverser la responsabilité : ce n’est pas la tradition qui est coupable, mais le régime qui a cherché à la dénaturer.
Un malaise au sommet de l’audiovisuel public
L’épisode intervient dans un contexte particulier. Le jour même de la diffusion de la vidéo, la présidente de France Télévisions était auditionnée pendant plusieurs heures à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Interrogée sur d’éventuels dérapages éditoriaux, elle affirmait ne pas avoir connaissance de contenus « complètement scandaleux » à l’antenne ou sur les supports numériques du groupe.
Quelques heures plus tard, France Info annonçait pourtant le retrait pur et simple de la vidéo, reconnaissant que son titre posait problème. Sans excuses formelles, sans remise en question de la ligne éditoriale, mais avec un aveu implicite : le contenu n’aurait pas dû être diffusé en l’état.
Pour plusieurs députés membres de la commission, cette séquence illustre précisément les dérives dénoncées depuis des années : un service public financé par l’impôt, censé rassembler, mais qui adopte de plus en plus souvent une grille de lecture idéologique, clivante, voire militante.
Une obsession récurrente autour de Noël
Ce n’est pas la première fois que Noël et ses symboles font l’objet de controverses médiatiques. Chaque année ou presque, des débats surgissent autour des crèches, des références chrétiennes, ou de la place des traditions dans l’espace public. Pour certains responsables politiques, la vidéo de France Info s’inscrit dans cette logique : une difficulté persistante, au sein d’une partie des élites culturelles et médiatiques, à assumer l’héritage chrétien et européen du pays.
Le fait que la polémique ait suscité des réactions jusque dans des camps politiques habituellement éloignés du conservatisme témoigne de l’ampleur du malaise.
Une question centrale : à quoi sert le service public ?
Au-delà de l’anecdote, cette affaire pose une question de fond. Le rôle du service public audiovisuel est-il de provoquer, de déconstruire systématiquement, de suggérer des parallèles douteux entre traditions populaires et idéologies criminelles ? Ou doit-il informer avec rigueur, contextualiser sans amalgamer, et respecter ce qui fait encore consensus dans la société française ?
La suppression rapide de la vidéo montre que France Info a mesuré l’ampleur de l’erreur. Mais elle ne répond pas à la question principale : comment un tel contenu a-t-il pu être validé, diffusé, puis retiré sans qu’aucune responsabilité éditoriale claire ne soit assumée ?
Alors que la commission d’enquête sur l’audiovisuel public poursuit ses travaux, l’épisode des marchés de Noël restera comme un exemple supplémentaire des dérives idéologiques reprochées à une partie du service public. Une dérive d’autant plus problématique qu’elle est financée par tous les Français, y compris ceux dont les traditions semblent désormais devoir être regardées avec suspicion.
🗣️ Anne Sicard à Delphine Ernotte, Présidente de France TV :
« Madame, quand on choisit ce qu’on montre et ce qu’on cache, quand on falsifie des images, quand on transforme des bourreaux en victimes, ce n’est pas de l’information, c’est de l’opinion ! » pic.twitter.com/FKFnpdmnNi
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) December 10, 2025
🚨Un nouveau scandale d'État ? Olivier Schrameck, ancien président du CSA, reconnaît une "tentative d’influence" de la part de François Hollande en 2015 pour éliminer certains candidats à la présidence de France TV concurrents de Delphine Ernotte, pour favoriser cette dernière. pic.twitter.com/DCNo1vsU3H
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) December 11, 2025
🍿Merci à l’audiovisuel public de m’avoir invitée pour parler… de la privatisation de l’audiovisuel public !
« Ne vous en faites pas, mesdames, vous serez reprises dans le privé » ⤵️ pic.twitter.com/y7hvE9yIt1
— Sarah Knafo (@knafo_sarah) December 11, 2025
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11 réponses à “Marchés de Noël et nazisme : nouvelle dérive idéologique du service public audiovisuel”
Né en 1950 dans une grande ville industrielle de France, je n’ai jamais entendu parler de marché de Noël avant les années 1980 et encore comme d’une pratique strasbourgeoise! il y avait des crèches bien sur et pas seulement dans les églises mais aussi dans des commerces;
Ben oui,pas surprenant de la part de Rance Un Faux. Et allez sur leur site Fesse de bouc pour leur signifier votre indignation, ils vous censurent aussitôt (même si vous êtes convenables). Bravo les grands libertaires du sévice public!
Regardons i-media d’hier soir sur TVL car il parle de France TV avec le super retour de l’excellente journaliste Floriane Jeannin avec Jean Yves Le Gallou : « le service public détourne votre argent »…
D’accord avec Garnier. Cette tradition vient d’Allemagne. Donc Alsace-Lorraine en premier. Ne pas confondre marché de Noël et message chrétien. En Allemagne c’est un marché alimentaire avec Glüwein (vin chaud à la cannelle) et pâtisseries. Au fil du temps se sont installés des échoppes de quincailles made in China, souvent très moches, d’objet de décoration et souvent hors sujet. Oui les nationaux socialistes vivaient dans le monde réel de la vie courante et aimaient à souligner les évènement traditionnels et festif. Plus tard Jacques Lang a créé la fête de la musique. Dit-on la voir comme la promotion des valeurs de Jack Lang.
En effet, tout est plus clair ! Un tel degré de connerie force le respect.
Chanson, sur un air populaire bien connu.
Il était une Ernotte,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Il était une Ernotte,
Qui bernait des pigeons, pognon,
Qui bernait des pigeons.
Elle fit un carnage,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Elle fit un carnage,
De l’esprit des pigeons, pognon,
De l’esprit des pigeons.
L’état qui la regarde,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
L’état qui la regarde,
A un p’tit air grognon, pognon,
A un p’tit air grognon.
Si tu y mets la merde,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Si tu y mets la merde,
T’auras plus de pression, pognon,
T’auras plus de pression.
Il n’y mit pas la merde,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Il n’y mit pas la merde,
Il y mit le soupçon, pognon,
Il y mit le soupçon!
Et les Marchés de Noël,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Et les Marchés de Noël,
Attisent l’opinion, pognon,
Attisent l’opinion.
Ernotte est en colère,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Ernotte est en colère,
Perdra-t-elle des millions, pognon?
Perdra-t-elle des millions?
Jérémie Patrier-Leitus,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Jérémie Patrier-Leitus,
Lui passe donc un savon, pognon,
Lui passe donc un savon.
Ernotte pour pénitence,
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
Ernotte pour penitence,
Nous nous embrasserons, pognon,
Nous nous embrasserons.
La pénitence est douce
Pognon, pognon, petit pas bas-fond,
La pénitence est douce,
Nous recommencerons, pognon,
Nous recommencerons!
Voilà où passe l’argent des contribuables : payer TRES CHER un service public qui nous désinforme et nous prend pour des cons. Je boycotte le service public et je vais sur CNews.
Goebbels a de bons successeurs il n’a pas de soucis à se faire? Avec des journalopes comme ça le succès de la propagandsteffel est garanti
ce service « public » est truffé de gôchos/écolos/islamistes collabos qui ne diffuse que de la propagande anti-FRANCAIS !!!
@Felicien : attention, Cnews nous désinforme aussi (mais c’est gratuit, je vous l’accorde).
Il y a erreur: nous avons 4000 marchés de Noël en allemagne