Agriculture. Malgré un taux de chômage important, la communauté de communes du Kreiz Breizh veut embaucher des migrants

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Malgré un taux de chômage important (12,5 % en 2016), la communauté de communes du Kreiz Breizh veut embaucher des migrants.

C’est en tout cas ce qu’il ressort du conseil communautaire qui s’est tenu le 14 novembre et durant lequel des élus des 23 communes de cette assemblée se sont prononcés pour l’embauche de migrants dans 5 exploitations agricoles de la collectivité.

Ou plutôt, pour la création d’une entité collective (une de plus), regroupant la chambre d’agriculture, l’Amisep 56 (qui œuvre pour installer des migrants partout où elle le peut) et la communauté de communes du Kreiz Breizh, qui viserait à devenir une sorte de pôle emploi pour réfugiés, avec à la clé 5 postes dans des exploitations agricoles réservés à des migrants extra-européens, comme l’ont bien précisé les élus.

Une entité qui sera peut être lancée pour « compenser » l’extension du parc d’activité de Kerjean, à Rostrenen (aucun rapport donc) qui représenterait une perte de 50 000 euros en valeur ajoutée pour la filière agricole locale… Traduction : de l’argent public, qui pourrait aller à destination des locaux, bénéficiera à des migrants, et aux entreprises qui les embauchent…

« Dans le passé, des esclaves importés par bateaux travaillaient dans des champs de coton en Amérique, aujourd’hui, élus et associations se font les complices de passeurs en proposant des emplois à des migrants » peste un habitant de Paule, qui ne se cache pas d’être proche du RN et qui est remonté contre cette annonce, lui dont le sang n’a fait qu’un tour à la lecture du compte rendu du conseil communautaire.

« Ils oublient qu’il y a des élections dans quelques mois, on se souviendra de ceux qui veulent mettre ça en place », poursuit-il. « Toujours le même chantage et ces formules toutes faites comme quoi ils feraient les emplois dont les Français ne veulent pas. Pourtant, ce sont bien majoritairement des Bretons ici qui vident nos poubelles, qui s’occupent de nos anciens, qui font les boulots les plus ingrats, sans brûler ni casser, alors que pourtant, ils sont payés une misère ».

Pas certain toutefois que la mesure passe, hormis chez quelques agriculteurs qui verront d’un bon œil une main-d’œuvre bon marché, malléable, exploitable à merci, et qui acceptera sans doute de faire des tâches payées une misère que n’acceptent plus, à raison, les locaux (ou à qui on ne propose pas…).

« L’immigration n’enrichit que les patrons », un slogan politique qui se confirme, encore et toujours…

Tanguy Belin

Crédit photos : DR
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