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Juste après une fusillade au Breil-Malville ce 25 novembre – par un tireur au visage découvert sur des voitures, rue Jacques Feyder – les armes ont à nouveau parlé ce 26 novembre vers 22h20, cette fois aux Dervallières.
Six douilles ont été retrouvées sur place, mais pas le tireur, ni la voiture d’où il a tiré, rue Honoré Daumier. Sans lien avec cette affaire – à priori, vers 20 heures, un homme a affirmé à la police qu’il s’était fait extorquer 8 000 € en liquide par une dizaine de jeunes délinquants, alors qu’il serait venu chercher une commande importante de smartphones.
Depuis fin 2015, le quartier des Dervallières a connu au moins 8 épisodes de fusillade. Trois ont eu lieu rue Honoré Daumier ou à ses abords immédiats : le 29 juin 2019 vers 16h30, le 22 juillet 2018 à trois heures du matin (un jeune blessé aux jambes – avertissement assez classique dirigé contre les dealers d’un point de vente concurrent) et donc le 26 novembre 2019.
Sept familles algériennes gèrent le trafic de drogue à Nantes
Par ailleurs le 11 octobre, Ruben, un jeune homme d’origine congolaise, déjà défavorablement connu des forces de l’ordre pour une affaire liée à la législation sur les stupéfiants, a été tué par arme à feu rue Nicolas Poussin, devant un immeuble dont l’entrée était occupée depuis plusieurs semaines par un groupe de jeunes.
La multiplication des fusillades n’étonne guère ce policier nantais : « il y a sept familles algériennes qui gèrent le trafic à Nantes, dont cinq sont déjà en prison. Mais dehors, il y a des gens, souvent très jeunes, qui gèrent pour eux et veulent se faire un max de fric. Mettre les dealers en prison ne règle rien car ils ont tous des portables pour gérer leur trafic, et en plus ils ont le cul propre par rapport à ce qui se passe dehors, et qu’ils commanditent. Et dès qu’on fait tomber un point de deal, il est immédiatement remplacé. La nature a horreur du vide ».
Louis Moulin
Photo d’illustration: DR
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Une réponse à “Nantes. Nouvelle fusillade aux Dervallières”
[…] Nantes : « La multiplication des fusillades n’étonne guère ce policier nantais : « il y a sept familles algériennes qui gèrent le trafic à Nantes, dont cinq sont déjà en prison. Mais dehors, il y a des gens, souvent très jeunes, qui gèrent pour eux et veulent se faire un max de fric. Mettre les dealers en prison ne règle rien car ils ont tous des portables pour gérer leur trafic, et en plus ils ont le cul propre par rapport à ce qui se passe dehors, et qu’ils commanditent. Et dès qu’on fait tomber un point de deal, il est immédiatement remplacé. La nature a horreur du vide » : http://www.breizh-info.com/2019/11/30/131692/nantes-nouvelle-fusillade-aux-dervallieres […]