Ce n’est pas une surprise et Breizh Info est bien placé pour le savoir, la liberté d’expression est une vaste fumisterie. Le moindre média réellement transgressif est persécuté, censuré, ruiné, et c’est encore pire pour les représentants politiques du camp national dont le nom est sali à jamais lorsqu’ils osent se montrer en public.

Plus le temps passe, plus l’étau se resserre. Ainsi, après les médias, penseurs ou hommes politiques dissidents, ceux qui acceptent encore de leur adresser la parole, ou, « pire », de la leur donner, sont eux aussi accablés.

Christine Kelly fait partie de cette dernière catégorie. Depuis le mois d’octobre, elle anime en effet l’émission à succès Face à l’info dans laquelle Eric Zemmour débat contre diverses personnalités, de François Asselineau à Bernard Henri-Levy en passant par Jean-Christophe Lagarde. Nous avons d’ailleurs relayé plusieurs de ces émissions.

Un tweet comme appel au secours

Mais ce grand rendez-vous quotidien (diffusé à 19 heures sur C News) a bien sûr entraîné son lot de détracteurs. La première cible fut la chaîne elle-même, sommée par les employés du groupe Canal+ de licencier immédiatement le dangereux Zemmour et de stopper le programme. Depuis peu, c’est Christine Kelly qui est pris en grippe, et évidemment pas de la plus noble des manières. Sur son compte Twitter personnel, elle a en effet révélé qu’elle recevait des menaces de mort depuis plusieurs semaines ou mois, demandant par ailleurs à ses nombreux abonnés (près de 45 000) s’ils avaient déjà survécu à une telle situation.

L’information a circulé dans certains médias mais on attend encore la vague d’indignation qu’auraient suscitées des menaces similaires adressées à des présentatrices proches du pouvoir comme Anne Sophie Lapix ou Audrey Pulvar.

Marlène Schiappa, elle aussi très présente sur Twitter, a répondu et suggéré à la journaliste de porter plainte. Les seules autres réactions du monde politique viennent d’hommes et de femmes de droite comme Eric Ciotti ou Valérie Boyer.

Pas de soutien du président, pas de soutien en provenance de la gauche, ni de la part de la LDNA (Ligue de Défense Noire Africaine) ou du CRAN (Conseil représentatif des associations noires). La défense de la couleur de peau ne serait-elle possible qu’à la condition que la victime soit un ardent défenseur de la pensée dominante ? La preuve semble être établie désormais.

Pour l’heure, Christine Kelly n’a pas davantage détaillé le contenu des messages de menaces et son émission devrait encore atteindre les premières places de l’audimat cette semaine.

Avec Zemmour, et au grand désarroi des bien-pensants à l’esprit étroit.

Alexandre Rivet

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, 
dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine