Brest, Rennes, Nantes. Trois métropoles de Bretagne envahies par la malbouffe. C’est ce qui ressort du désormais traditionnel classement annuel établi par l’équipe du site Question2sante.com qui a élaboré pour la cinquième année consécutive son classement des villes les plus « frappées » par la malbouffe en France.

Comme l’année dernière, Bordeaux est en 2020, toujours la grande gagnante de ce classement malbouffe.

La malbouffe face au healthy

Les fast-foods nouvelle génération font de plus en plus d’adeptes. Bon, sain, frais, les chaînes Healthy touchent une nouvelle génération plus attentive à son alimentation. Malheureusement, nombreux sont encore les défenseurs du fameux hamburger-frites. Rapide, simple, peu cher, rassasiant sur le moment, la malbouffe est LA solution de facilité.

Ce que les Français tentent d’ignorer, ce sont les points négatifs de cette restauration riche en gras, en sel, en sucre et tout autre produit chimique mauvais pour notre organisme.

Pour cette nouvelle année, l’étude a été réalisée sur les 16 chaînes de restauration rapide les plus présentes au sein des 32 plus grandes villes françaises suivant la lancée de l’édition 2019. Nous retrouvons ainsi les chaînes les plus connues : McDonald’s, Quick et Burger King (toujours séparés pour cette année compte tenu du nombre de restaurants restants malgré la fusion), KFC, Paul, La Brioche Dorée, Domino’s Pizza, Subway, La Mie Câline, Starbucks, La Croissanterie, Pizza Hut, Pomme de Pain, O’tacos, Bagelstein, et Speed Burger.

Brest détient la 5ème place du classement. La ville de 139 000 habitants compte en effet 23 de ces enseignes en son sein, soit 0,1651 pour 1 000 en terme de ratio de densité de fast-foods. Rennes, et ses 216 000 habitants, compte 30 enseignes de ce type, soit 0,1387 pour 1 000 donc. Nantes, avec 306 000 habitants, détient 34 enseignes et un ratio de 0,1109 pour 1000.

Ces enseignes de malbouffe qui s’implantent durablement

L’enseigne McDonald’s confirme cette année encore sa position de leader sur le marché, largement en tête des enseignes fast-food les plus représentées. Une tendance bien marquée notamment au sein de la capitale française qui compte 17 nouveaux restaurants de l’enseigne cette année, sur 244 au total sur l’ensemble du territoire.

Le géant n’hésite notamment pas à s’imposer, même lorsqu’il n’est pas le bienvenu, comme le confirme le dernier scandale en date sur l’Île d’Oléron : le premier restaurant de l’enseigne a ouvert fin décembre 2019 au terme de cinq ans de bras-de-fer avec le maire écologiste qui s’opposait à l’implantation pour des raisons de sécurité. À croire que plus aucune zone, ou presque, ne résiste au géant américain.

À la deuxième place, on retrouve un autre géant américain : l’enseigne Subway, avec 154 restaurants au total sur l’ensemble du territoire. La boulangerie Paul, confirme sa troisième place malgré une vague de fermeture massive en Île-de-France : 37 restaurants en 2019 contre 20 seulement en 2020 !

Chose surprenante, l’enseigne Brioche Dorée a littéralement éclot au sein de la ville de Rennes, puisque cette dernière compte désormais 7 restaurants, soit autant que le géant américain McDonald’s. À la suite de son rachat par Burger King, la chaîne Quick, continue, tout comme l’an dernier, de fermer des restaurants. Néanmoins on remarque davantage de fermetures que d’ouvertures : 29 restaurants Quick en moins contre seulement 3 nouvelles ouvertures de restaurants Burger King.

La tendance healthy prend sa part de marché !

La malbouffe est encore très présente chez les ados, et fait progresser leur taux d’obésité. Selon un rapport publié en août 2019 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), qui dépend du ministère de la Santé, 18,4 % des adolescents français sont en surcharge pondérale, et 5,2 % d’entre eux en situation d’obésité.

Une hausse due, selon la DREES, à plusieurs facteurs : le temps passé devant les écrans, le grignotage, le manque de sport ou encore les inégalités sociales.

En effet, les enfants d’ouvriers sont les plus touchés, puisque 24 % sont actuellement en surcharge pondérale en France, dont 8 % sont obèses (12 % et 3 % chez les cadres). Une large différence qui s’explique notamment par une différence de mode de vie entre ces classes sociales. Les habitudes de vie bénéfiques à la santé se retrouvant plus souvent chez les adolescents des milieux favorisés : alimentation variée, pratique d’un sport, ou encore des loisirs limitant le temps passé devant les écrans. Des écrans qui martèlent sans cesse aux jeunes, via des publicités ou les réseaux sociaux, des images de sucreries, céréales, barres chocolatées ou gâteux industriels…

Toutefois, face à tous ces géants de la malbouffe, de nouvelles enseignes tentent de tirer leur épingle du jeu. Surfant sur la tendance « self-care » (attention à son alimentation) prônée par d’autres entreprises qui ont saisi le filon, mais aussi par des personnes qui font de plus en plus attention à ce qu’elles mangent et aux produits qu’elles utilisent (de plus en plus de jeunes se tournent vers le bio), l’arrivée de fast-foods healthy comme Dubble, Pokéria, Picky Spring pourrait bientôt concurrencer certaines grandes enseignes de malbouffe.

Le ver est tout de même sacrément implanté dans le fruit… un fruit « métropolitain » et son mode de vie dans tous les cas propices à ce type de malnutrition.

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