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La piraterie dans le monde est restée stable depuis quatre ans. C’est ce que révèle le bilan publié par le MICA Center, pôle d’expertise français dédié à la sûreté maritime.
Piraterie : où en est-on ?
En comparaison, l’année 2018 avait vu 380 actes de piratage et de brigandage recensés à travers le monde. En 2016 et 2017, on en comptait 366. Toutefois, ces chiffres demeurent nettement inférieurs à ceux de 2011 avec 668 faits.
Événements de piraterie et de brigandage – évolution annuelle. Source : MICA Center
Des pirates dispersés et des évolutions diverses
Dans l’océan Indien, après le pic de 2011, elle se maintient à un niveau faible. Au large des côtes somaliennes, le nombre d’événements reste marginal. En 2019, une légère hausse des événements recensés en Asie du Sud-Est a été constatée (86 événements de piratage et de brigandage, contre 81 un an plus tôt). On observe en particulier de nouveau des attaques menées lors des transits dans le dispositif de séparation du trafic (DST) à l’ouverture du détroit de Malacca.
Quant à la répartition de ces faits, dans le golfe de Guinée, l’insécurité maritime liée à la piraterie et au brigandage reste élevée, et plus particulièrement au fond du golfe où elle est caractérisée par une recrudescence des enlèvements et le maintien d’un niveau de violence élevé.
En Amérique latine, la recrudescence du phénomène constatée depuis trois ans se confirme. En particulier, les larcins augmentent dans les Caraïbes et touchent essentiellement la plaisance. Saint-Vincent, les Grenadines et la Grenade figurent parmi les îles les plus touchées.
Source : MICA Center
À noter aussi la hausse remarquable du nombre d’enlèvements dans le golfe de Guinée, une tendance qui se confirme depuis trois ans. En 2019, 146 personnes ont été enlevées, contre 99 en 2018 et 60 en 2017. Jusqu’au mois de novembre 2019, on observait que les pirates enlevaient moins d’une dizaine d’otages, pris parmi les membres d’équipage. Le mois de décembre 2019 a été marqué par une recrudescence des enlèvements : 5 enlèvements ont eu lieu, représentant 53 otages, soit plus d’un tiers du nombre total de personnes kidnappées au cours de l’année 2019 ; 2 enlèvements comportant une vingtaine d’otages chacun ont été recensés.
Si ce mois reste pour le moment exceptionnel, il témoigne d’une augmentation des moyens employés. Par ailleurs, la durée moyenne de détention s’allonge : elle est désormais de 33 jours, avec un record de 58 jours.
AK
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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