États-Unis. Des femmes blanches paient 2 500 dollars pour se faire expliquer leur propre racisme

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Aux États-Unis, les femmes blanches « progressistes » paient le prix fort pour « briser » leur « fragilité blanche » en organisant des dîners pour en apprendre davantage sur leur propre racisme.

2 500 dollars pour appréhender son propre racisme

Toujours en avance sur l’Europe, les États-Unis. Doit-on une nouvelle fois en déduire que cette étrange mode ne va pas tarder à voir le jour chez nous ? Outre-Atlantique, un nouveau concept fait des adeptes : il s’agit du Race for Dinner. Le principe consiste, pour une femme blanche, à organiser chez elle un dîner en accueillant huit à dix autres femmes blanches. Auxquelles viennent s’ajouter les deux fondatrices du projet, à savoir Regina Jackson (afro-américaine) et Saira Rao (indo-américaine).

Ces soirées facturées par ces deux dernières 2 500 dollars ont un objectif bien précis : discuter des problèmes raciaux aux États-Unis et permettre aux participantes blanches, plutôt aisées et aux penchants démocrates affirmés, de mieux accepter leur racisme « inconscient ».

Les hommes blancs et les électeurs de Trump interdits

Depuis le printemps 2019, les deux entrepreneuses « racisées » ont déjà organisé une quinzaine de dîners dans plusieurs grandes villes américaines. Quant à l’idée de conduire la discussion autour d’un repas plutôt que dans une salle quelconque, elles ont fourni une explication tout aussi cynique que percutante à The Guardian : « Si nous organisions ce genre d’événement dans une salle de conférences, ces femmes quitteraient la pièce […] Mais on a toujours appris à ces femmes blanches et aisées que l’on ne quitte jamais un dîner en plein repas. »

Par ailleurs, fallait-il le préciser, les hommes blancs et les électeurs de Trump (y compris les 53 % de femmes blanches ayant voté pour lui) ne sont pas invités, Regina Jackson et Saira Rao les considérant comme des cas désespérés. L’Afro-Américaine justifie ce choix : « Les hommes blancs ne changeront jamais rien. S’ils le pouvaient, ils l’auraient déjà fait ». En ce qui concerne les femmes blanches, elles sont plus susceptibles d’influencer leurs propres cercles suite à ces dîners de « prise de conscience » sur le racisme latent. D’autant plus que les participantes disposent généralement de positions sociales confortables : « Si elles ne sont pas elles-mêmes des femmes de pouvoir, leurs partenaires, amis ou membres de leurs familles le sont en général. », résume Regina Jackson. Qui explique également l’engouement pour ces repas par le fait que ces femmes « savent qu’elles font partie du problème et qu’elles veulent faire partie de la solution ». Une solution qui porte un nom : l’ethnomasochisme !

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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