« Djibril Bathily, un adolescent de 17 ans disparu depuis le 6 février, a été retrouvé vendredi 14 février en gare de Rennes. Ce jeune garçon, qui habite Saint-Nazaire et est scolarisé à Saint-Sébastien-sur-Loire, est sain et sauf » écrit Clémentine Vergnaud, journaliste pour France Bleu, le vendredi 14 février 2020.

Sauf que la journaliste ment de manière éhontée. Oui, l’individu a été retrouvé, sauf qu’il n’est pas un adolescent, et encore moins âgé de 17 ans.

Le même jour, voici ce que titre France 3 : « Saint-Nazaire : Le mineur recherché n’était ni mineur ni vraiment disparu et en danger ». Et l’article nous en apprend un petit peu plus sur la « disparition » de l’individu et ses raisons. « Début février, le jeune Djibril Bathily disparaissait de son domicile à Saint-Nazaire, une colocation mise à disposition par une association d’aide aux mineurs étrangers. Retrouvé à Rennes, le jeune homme vivait en fait sous une fausse identité (…) Contrôlé en gare de Rennes, le garçon n’a pas donné son identité de Djibril Bathily, puisqu’il savait qu’il était recherché suite à sa disparition. Car le mineur qui était tout à fait majeur s’était inventé une fausse identité et avait donné un âge inférieur pour échapper à une possible reconduite à la frontière.
Ses empreintes ont parlé et sa vraie identité a révélé qu’il s’agissait d’une personne en situation irrégulière « d’au moins 10 ans de plus que son âge déclaré » nous a-t-on dit à la gendarmerie »

La journaliste de France Bleu s’est donc rendue coupable d’une dissimulation de l’information à ses lecteurs. Même mensonge par omission d’Hit West , de 20 minutes.

Cette affaire est pourtant révélatrice du système quasi mafieux qui s’est mis en place depuis plusieurs années, avec la complicité d’élus, d’associations et de collectivités, concernant les « Mineurs isolés étrangers » dont il s’avère que bon nombre d’entre eux sont en réalité majeurs, mais choisissent ce statut pour éviter l’expulsion. Un statut qui a un coût économique insupportable pour les contribuables. Le Conseil d’Etat a d’ailleurs validé mercredi dernier un décret qui permet l’intervention des préfectures dans l’évaluation de l’âge des mineurs isolés étrangers et l’utilisation d’un fichier biométrique.

Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine