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Face à la propagation du coronavirus, les entreprises bretonnes doivent s’adapter. Faisons le point sur les dispositions prévues par le Conseil régional et Bpifrance.
Des mesures exceptionnelles face au coronavirus
Entre les bouleversements dans le carnet de commandes, les perturbations chez les fournisseurs et les aménagements à mettre en place pour le personnel, les chefs d’entreprises bretons sont fortement sollicités depuis quelques jours à cause du coronavirus. Pour les épauler, certaines institutions montent au créneau. C’est le cas de Bpifrance, banque publique d’investissement, qui propose depuis le 2 mars dernier un numéro vert (0 969 370 240) pour faciliter l’information et l’accès des chefs d’entreprises à des mesures spéciales d’accompagnement.
Selon Nicolas Dufourq, directeur général de Bpifrance, « toutes les équipes sont mobilisées, à travers nos cinquante implantations régionales, pour soutenir les TPE et PME dans la crise qu’elles traversent à cause du coronavirus […]. Le dispositif éprouvé de la garantie est une réponse d’impact massif, qui pourra les aider à passer ce cap difficile ».
Dans le détail, ce plan de soutien permet l’octroi de la garantie Bpifrance. Il s’agit ainsi de porter la quotité à 70 % pour les prêts de trésorerie accordées par les banques privées françaises aux entreprises affectées par les conséquences du coronavirus. À savoir que Bpifrance garantit plus de 60 000 prêts aux TPE chaque année. Parmi lesquels on en dénombre environ 3 000 en Bretagne administrative. Ces prêts sont notamment attribués pour des créations d’entreprise mais aussi pour des aides au développement et au renforcement de la trésorerie.
D’autre part, Bpifrance annonce la prolongation des garanties classiques des crédits d’investissement ainsi que le réaménagement des crédits moyen et long termes pour ses clients. Sous réserve de l’appréciation du contexte par la banque.
Coronavirus : que prévoit la Région Bretagne ?
De son côté, la Région Bretagne (B4) annonce des dispositions pour venir en aide aux entreprises impactées par le coronavirus mais aussi aux associations et aux organisateurs d’évènements tandis que les annulations, tant dans le domaine culturel que sportif, se multiplient. Le président du Conseil régional Loïg Chesnais-Girard affirme quant à lui que « à situation exceptionnelle réponse exceptionnelle, il faut mettre les moyens nécessaires pour limiter l’impact sur les associations et les entreprises concernées, ainsi que sur l’emploi ».
En outre, la Région envisage également de mettre en œuvre un certain nombre de mesures. En permettant notamment un accès au crédit aux entreprises ayant rencontré une baisse de leur activité à cause de l’épidémie de coronavirus via la mobilisation du fonds de garantie Région/Bpifrance.
Le Conseil régional va aussi permettre aux entreprises concernées de geler et de revoir leur échéancier des remboursements d’avances remboursables régionales. De même, les pénalités de retard pour les entreprises bénéficiaires de marchés publics ou de délégation de services publics et qui ont dû revoir leur planning à cause du coronavirus seront annulées.
Face à l’épineuse question de la relocalisation de l’activité et/ou des achats de certaines entreprises, la Région se propose d’accompagner les dirigeants dans leurs démarches. Autre mesure, avec la fermeture annoncée des établissements scolaires à partir du 16 mars, les compagnies de transport par autocars verront leur financement forfaitaire maintenu. Enfin, les organisateurs d’évènements culturels et sportifs annulés pourront malgré tout bénéficier du soutien financier du Conseil régional de Bretagne.
AK
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