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Le Grand Remplacement officiellement rejeté par les gouvernements de la Hongrie et de l’Estonie : face à la pression de l’immigration, certains États européens n’ont plus peur des mots.
Immigration massive : l’arme des ennemis de l’Europe
Tandis que l’Union européenne s’est avérée incapable de prononcer une réponse autoritaire face à l’agression migratoire organisée par la Turquie aux frontières de la Grèce, des pays membres de l’UE ont décidé de ne pas rester impassibles. Ainsi, l’Autriche annonçait le déploiement de soldats sur ses frontières le 1er mars dernier.
Quelques jours plus tard, les autorités grecques devant affronter les assauts des migrants aidés par les forces turques recevaient sur leur sol des renforts de la part de plusieurs États européens avec plus de 600 gardes-frontières ainsi que des véhicules militaires et de police allemands, portugais, polonais ou hongrois. La Hongrie justement, et nous le relevons fréquemment dans nos colonnes, dispose d’un gouvernement qui ne lésine jamais sur les mots pour désigner cette menace que représente l’immigration extra-européenne massive. Une arme dont l’efficacité n’a pas échappé aux ennemis de l’Europe, à commencer par la Turquie.
Rejeter « les plans visant à changer la population européenne »
Lors d’une visite récente en Estonie et après s’être entretenu avec son homologue, le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjártó a affirmé que « les deux pays rejettent l’immigration illégale et les plans visant à changer la population européenne ». La Hongrie et l’Estonie partagent la même vision de cette immigration menaçant la civilisation européenne.
Les deux pays s’étaient ainsi distingués en décembre 2018 en s’opposant au Pacte mondial des Nations unies sur les migrations. Un pacte que le ministre hongrois des Affaires étrangères avait alors qualifié comme étant « le document le plus dangereux du monde en matière d’immigration ». À l’époque déjà, Péter Szijjártó faisait partie de ces trop rares voix à s’élever en Europe pour lutter contre les « propositions pro-immigration ».
En Estonie en ce mois de mars 2020, le ton n’a pas changé : « Nous sommes également d’accord sur le fait que l’Europe doit être protégée ; nous sommes prêts à nous battre pour la préservation de notre mode de vie, de notre identité nationale, ainsi que de notre patrimoine religieux, culturel et historique », a déclaré Péter Szijjártó. Le 11 février dernier, le même ministre hongrois, lors d’une conférence sur la lutte contre le terrorisme se tenant en Autriche, décrivait l’immigration comme étant « une menace très grave pour le monde entier ». À commencer par l’Europe.
AK
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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