Pandémie de coronavirus et « Guerre » sanitaire. Soignants, routiers, caissières, agriculteurs… Héros, ou chair à canon ? [L’Agora]

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« Coronavirus : ces salariés au front qui font tourner l’économie ». Un article de plus, en provenance du Figaro cette fois-ci, qui met en avant ces nouveaux « héros » que constitueraient les corps économiques continuant à travailler malgré le confinement, au nom du sacro-saint besoin de faire tourner l’économie.

« Dans les usines, les entrepôts, les transports et les commerces, ils constituent la “seconde ligne” dans la lutte contre la pandémie » nous expliquent les journalistes auteur de cet article, un parmi des centaines, des milliers qui, depuis le début de la pandémie, n’ont de cesse de relayer ici les soignants qui ne comptent plus leurs heures jusqu’à finir malades et épuisés. Là les caissiers qui ont été jetés en première ligne dès le début de « la guerre » face à des foules de consommateurs, sans masques, sans même parfois du produit pour se nettoyer les mains…

La presse mainstream, et les politiques (notamment les gouvernants) multiplient les initiatives et les sorties pour chanter la gloire de tous ces salariés, hier totalement oubliés et méprisés (1 500 euros nets pour une infirmière qui sacrifie nuits et week-end pour des patients, comment appeler ça autrement que du mépris et de la négligence ?), aujourd’hui « nouveaux héros » d’une guerre qui n’en est pas une, mais qu’Emmanuel Macron a pourtant décidé de baptiser ainsi….

Et voici le ministre de l’Agriculture qui appelle à ce que des armées de nouveaux esclaves se précipitent dans les champs…

Tout ça pour ramasser des légumes en se cassant le dos payé au SMIC, avec un minimum de repos et des conditions de travail si indécentes que ce sont habituellement majoritairement Roumains, Bulgares et Maghrébins qui acceptent de faire ses métiers quelques mois avant de rentrer avec un petit pactole au pays…

À chaque fois, le mot est lâché : « guerre ». Et nos médias mainstream jouent à fond le jeu de cette propagande de guerre. On se croirait presque revenu il y a un siècle en arrière, quand tous les journaux vantaient l’effort de guerre nécessaire, la mobilisation en masse, et la nécessité pour le paysan breton d’aller se faire flinguer dans les tranchées par son cousin allemand parce que ces messieurs de la haute se disputaient l’Alsace, la Lorraine, la Yougoslavie, que sais-je encore…

Une « guerre » bien alimentée par ces journalistes, qui vont également chercher à toucher votre sensibilité et vous faire pleurer sur le décès d’une jeune ado de 16 ans, alors qu’il en meurt tous les jours en France et dans le monde pour de multiples autres raisons, mais il faut vous faire pleurer sur celle-ci en particulier (imaginez l’horreur pour la famille déjà meurtrie…)

À partir de cas particuliers, c’est une spécialité médiatique (souvenez-vous l’affaire Aylan), à partir d’un ressenti pris sur le vif (on interroge une infirmière à la sortie d’une garde de 12 h, épuisée, en pleurs, qui va évidemment raconter que sa journée était un enfer…), on parvient à préparer les esprits au consentement de quelque chose qui les dépasse. C’est une méthode éprouvée en publicité, en communication, mais plus c’est gros, plus ça passe !

Pourtant, si on prend un peu de recul sur tout cela, il n’y a rien d’héroïque à travailler dans des conditions lamentables pour « sauver » une économie dont on ne bénéficiera jamais. Celui qui sauvera vos tomates et vos courgettes cette année en allant travailler pour les maraichers de la FNSEA pendant quelques mois ne pourra peut être même pas se payer autre chose que des tomates  cueillies par encore plus pauvre et plus exploité que lui dans les serres du sud de l’Espagne….

Et quid du sacrifice de sa santé physique et mentale à enchainer les gardes et les patients, payés au lance-pierre (avec tout de même une prime de guerre, qui sera bien vite oublié une fois la situation rétablie…) pour sauver temporairement des gens qui ne voulaient pas voir la défaillance totale d’un système de santé et qui se mettent aujourd’hui à applaudir tous les soirs à 20 h, société du spectacle oblige (quelques années après les stylos de Charlie, la victoire en Coupe du monde, ou le riz pour la Somalie…) ?

Pourquoi donc vouloir sauver un système qui prive ses « héros » de masques, de moyens, d’argent, et qui a en plus le culot d’encenser les soignants ensuite ?

Cette pandémie de coronavirus, je ne sais pas d’où elle vient. Si elle est accidentelle et finalement révélatrice des maux de la mondialisation et de la tiers-mondisation de nos pays d’Europe dans sa gestion calamiteuse. Ou bien si c’est une fabrication qui sert de grande répétition au service d’intérêts qui ne sont pas ceux des peuples dans le monde. Ce n’est d’ailleurs pas la question. Je m’en moque à vrai dire.

Mais une chose est certaine : elle démontre la formidable capacité des peuples à accepter sans sourciller qu’on les prive de leurs libertés, une fois de plus (après la « guerre contre le terrorisme » et les premières privations de liberté, voici la « guerre contre la pandémie » et l’accélération des lois liberticides à venir…).

Qu’on les en prive, en leur faisant assimiler que c’est pour leur bien. Et en leur fabriquant des héros, des idoles (mais aussi des forces obscures comme le Professeur Raoult, dragon noir de la médecine officielle), parce que l’humanité a besoin de croire, et que l’offre religieuse actuelle (des grands monothéismes aux droits de l’homme en passant par le climat…) n’est manifestement pas suffisamment convaincante…

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, cette fabrique du consentement n’avait été aussi puissante. Car ce sont aujourd’hui les individus eux mêmes, persuadés qu’ils ont leur libre arbitre, qui acceptent de renoncer à leurs libertés, et de croire à de nouvelles fables, de nouvelles légendes officielles… Des individus confinés à qui ont apprend aussi à montrer du doigt et à dénoncer les éventuels vilains petits canards, complotistes aigris, extrémistes et artisans de tous les malheurs sur cette planète…

Pourtant dans quelques années, la caissière de chez Leclerc et l’infirmière qui soigne courageusement et héroïquement au quotidien compteront toujours leur argent à la fin du mois… si elles ont survécu jusque là !

Tandis que dans quelques années toujours, et quelles que soient les conséquences de cette crise, Georges Soros sera toujours aussi milliardaire, tout comme Bernard Arnault et leurs acolytes qui n’auront pas perdu un centime dans tout cela…et ils continueront à vanter et à profiter de ce monde ouvert et illimité qu’ils façonnent depuis des décennies…

A moins que de vraies guerres naissent d’autres types de héros qui, n’en doutons pas, renverront ceux qui nous ont amené là où nous sommes dans les oubliettes de l’Histoire…

Relire Dominique Venner …

Julien Dir

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