Hongrie

La Hongrie va apporter son aide financière à la restauration des édifices religieux saccagés par des migrants sur certaines îles grecques.

Hongrie : une aide financière pour restaurer les églises grecques

À ceux qui doutent du principe de solidarité entre Européens, la Hongrie donne une belle leçon. Tristan Azbej, secrétaire d’État hongrois responsable de l’aide aux chrétiens persécutés et du programme Hungary Helps, a ainsi annoncé le 15 mai dernier sur Twitter que Budapest allait venir en aide à la Grèce. Et plus particulièrement à ses édifices religieux :

« Dans le cadre du programme Hungary Helps, nous contribuons à hauteur de 30 000 dollars [NDLR : environ 27 700 euros] à la rénovation des églises vandalisées par des migrants sur l’île grecque de Lesbos. J’espère que nos messages sur la protection du patrimoine chrétien et sur l’immigration clandestine passeront ».

Sur le même compte Twitter de l’intéressé, un tweet datant de 2018 et épinglé en haut est par ailleurs destiné à retenir l’attention sur la mission de sa fonction : « La Hongrie est un pays démocratique chrétien avec un programme gouvernemental dédié pour aider les chrétiens qui sont persécutés pour leur foi partout dans le monde. Suivez ma mission humanitaire depuis les zones de crise de l’Est jusqu’aux forums diplomatiques de l’Ouest ! » Un positionnement totalement inimaginable de la part d’un membre du gouvernement français par exemple…

Un soutien demandé par la minorité grecque de Hongrie

Autre élément intéressant à relever dans ce soutien hongrois, cette initiative a été lancée dans un premier temps par la minorité grecque résidant dans le pays (soit quelques 4 000 individus) et officiellement reconnue par l’État hongrois. Sur le site du cabinet du Premier ministre Viktor Orbán où cette aide financière est évoquée, on peut y lire que « la Hongrie défend fermement la protection de la liberté de religion et de la culture chrétienne. Nous estimons que l’aide doit être apportée là où il y a des problèmes, plutôt que d’apporter des problèmes ici ».

Un parti pris ferme qui tranche là encore fortement avec la tiédeur (voire le silence complaisant) des gouvernements d’Europe de l’ouest. Et ce, quelques mois à peine après que la Grèce a servi de rempart à l’Europe face aux assauts des migrants sur sa frontière avec la Turquie. Assauts largement soutenus par cette dernière

Quant aux modalités, les autorités hongroises affirment que « le don pour la rénovation des églises sur l’île de Lesbos sera remis dans le cadre du programme Hungary Helps par le ministre d’État pour l’aide aux chrétiens persécutés et la mise en œuvre du programme Hungary Helps Tristan Azbej et le ministre d’État pour l’Église et les affaires des minorités nationales Miklós Soltész par le biais du gouvernement autonome des Grecs de Hongrie ».

Des églises vandalisées par les migrants

Le gouvernement hongrois, à travers ce même site du cabinet du Premier ministre, évoque aussi les exactions commises par les clandestins extra-européens en territoire grec :

« Cette année, les migrants de l’île [NDLR : de Lesbos] ont attaqué plusieurs lieux sacrés, protestant ainsi contre le fait que les autorités grecques empêchent leur migration illégale vers les pays plus éloignés de l’Europe. Suite à des actes de vandalisme, plusieurs objets liturgiques et le mobilier des églises ont été gravement endommagés ».

Sur l’île de Lesbos, l’église Sainte-Catherine, l’église Saint-Raphaël ou encore l’église de la Vierge Marie de Tsiradou ont été saccagées ou vandalisées par des migrants.

Dans un registre presque similaire, nous avions relaté la destruction d’une croix chrétienne, toujours à Lesbos, près du célèbre château de Mytilène en octobre 2018. Érigée en hommage aux personnes disparues en mer, elle avait été abattue par un groupe pro-migrants local revendiquant la « coexistence interculturelle » et jugeant la croix en question comme potentiellement offensante pour les hordes de clandestins, majoritairement musulmans, débarquant sur cet avant-poste de l’Europe en Mer Égée.

AK

Crédit photo : Flickr (CC BY 2.0/European’s People Party)
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