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La photo ci-dessus a été prise cette semaine en plein centre de Nantes, sur le « Feydball ». Ce pastiche d’un mini-terrain de football en forme de croissant, à 100 m. du château des ducs de Bretagne, est l’une des œuvres étranges créées pour Le Voyage à Nantes 2012. Rénové à grand frais en 2017, le terrain est accessible au public en permanence. « La libre utilisation de cette aire de jeu par les enfants est placée sous la surveillance et la responsabilité des personnes qui en ont la garde », précise Nantes Tourisme.
En fait d’enfants, le Feydball est presque exclusivement utilisé par des jeunes d’origine africaine. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement une enclave communautaire de fait, c’est aussi une vraie zone de non-droit. Distanciation sociale ? Les jeux de balle sont l’occasion de contacts virils entre joueurs non masqués. Interdiction de rassemblements de plus de 10 personnes ? Au moins une vingtaine de spectateurs s’agglutinent à l’ombre sur la droite.
Ces comportements sont à la fois risqués et antisociaux. Les pouvoirs publics ont de bonnes raisons de souligner les dangers du relâchement. Le coronavirus n’a pas déserté la région nantaise. Au début du mois, seize cas ont été détectés dans le centre pour sans-abris de l’ancienne caserne Mellinet, dans le quartier Saint-Donatien.
Un lièvre levé par un lecteur de Breizh-info
Sur ses 150 résidents, les 16 malades, tous ou presque d’origine africaine(1), ont été transférés par la Protection civile de Loire-Atlantique vers le château de la Plinguetière, à Saint-Aignan-de Grand-Lieu, où ils sont hébergés. Seize malades : il s’agissait donc d’un foyer épidémique massif. Or la préfecture et l’Agence régionale de santé (ARS) ont attendu le 20 mai pour communiquer du bout des lèvres. Et peut-être pas spontanément. En effet, l’information avait commencé à filtrer : Ouest France lui avait consacré un article le 14 mai, évoquant un seul cas confirmé sans mentionner l’origine géographique du malade. En fait, la première révélation publique de ce foyer est le commentaire d’un lecteur de Breizh-Info paru le 13 mai, qui évoquait dix malades.
Le château de la Plinguetière est un centre de vacances qui appartient à l’UFCV 44. Dans son parc de 8 hectares, une quarantaine de chalets accueillent habituellement des familles modestes. Celles-ci n’y auront sans doute pas accès cet été. Car la Protection civile de Loire-Atlantique, qui gère le site, ne remet pas dans la nature les malades guéris qui n’ont nulle part où aller – en clair, les migrants clandestins. Pour les familles, ce sera la double peine puisqu’elles ne pourront pas non plus rejoindre des destinations de vacances lointaines à bas coût.
Les sportifs du Feydball ne sont sûrement pas tous des clandestins. Même légaux, les migrants paraissent spécialement menacés par le coronavirus. Aucun chiffre officiel n’est diffusé en France, mais il est probable que la situation n’est pas très différente de celle de l’Angleterre où, selon les statistiques officielles, les Noirs risquent quatre fois plus que les Blancs d’être malades du covid-19.
Regroupement familial et confinement
Le delta serait en partie dû aux conditions de logement. Cela paraît plausible : les familles nombreuses serrées dans de petits logements ont eu plus de mal à respecter le confinement. À Nantes (comme à Rennes), un migrant régulier peut bénéficier du regroupement familial s’il dispose d’un logement de 54 m² pour une famille de cinq personnes, par exemple. De toute évidence, c’est insuffisant.
La santé publique n’est pas seulement une affaire de moyennes (« les migrants sont davantage malades en moyenne »). Les enjeux les plus graves se situent à la marge : si la France dispose de 7 000 lits de réanimation, le gros problème, c’est le 7 001ème patient. L’occupation de lits par des illégaux peut faire perdre une chance vitale à des citoyens français.
On comprend donc pourquoi les organisations immigrationnistes commencent à s’alarmer des mesures qui pourraient être prises à la suite de la pandémie. L’agence de l’ONU pour les migrations (OIM) s’inquiète ainsi d’une « instrumentalisation de la crise contre les migrants ». La conclusion s’impose d’elle-même : pour protéger les migrants contre une telle instrumentalisation tout en protégeant leurs citoyens contre la maladie, les pays européens devront mettre fin à l’immigration. Du moins s’ils veulent que le jour d’après ne ressemble pas au jour d’avant.
E.F.
(1) Un Polonais aurait par la suite été testé positif aux anticorps.
Photo : Breizh-info, droits réservés
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