Grèce. Généreuse, la France va finalement accueillir 750 migrants dont 350 mineurs

La France va accueillir 750 migrants en provenance de Grèce dans le cadre d’une procédure de relocalisation européenne. Une immigration sans fin ?

France terre d’accueil, une fois encore

Si nous évoquions le nombre de 30 migrants accueillis par la France en provenance de Malte il y a quelques jours, les annonces d’arrivées d’extra-européens sur le sol de l’Hexagone ne nous laissent que peu de répit. C’est cette fois-ci de Grèce que 750 migrants vont être envoyés en France. Parmi ceux-ci, se trouvent 400 demandeurs d’asile mais également 350 mineurs « non accompagnés ». 50 d’entre eux sont censés arriver au mois de juillet dans le pays.

De son côté, la Grèce, par l’intermédiaire de son ministre à la Politique migratoire et à l’asile Georges Koumoutsakos, indique dans un communiqué daté du 25 mai que « les procédures de relocalisation qui s’étaient arrêtées temporairement en raison de la crise sanitaire vont démarrer de nouveau au plus vite ». La crise du Covid-19 n’a effectivement pas masqué bien longtemps une autre crise, migratoire celle-là, qui continue de plonger la Grèce et ses îles dans le chaos depuis plusieurs années.

400 migrants de prévus, 750 accueillis

En ce qui concerne cette énième arrivée de migrants sur le territoire, il convient aussi de souligner que, lors d’un accord conclu en janvier dernier entre les autorités grecques et françaises, le plan de relocalisation portait alors sur le nombre de 400 migrants demandeurs d’asile. Mais l’État français, qui a visiblement les moyens financiers de jouer les philanthropes dans un pays économiquement sinistré par le confinement, va donc accueillir en plus 350 migrants mineurs.

Pour donner un peu de relief à cette générosité, rappelons à nos lecteurs que la prise en charge de ces mêmes migrants mineurs, à savoir 41 000 individus au titre de l’année 2018, coûte 2 milliards d’euros par an aux collectivités françaises. Les cyniques diront que nous ne sommes plus à 350 près, mais tout de même…

Quant à la Grèce, elle abriterait actuellement sur son sol 5 200 autres migrants mineurs « non accompagnés ». D’autres États de l’UE ont également accepté d’en relocaliser une partie sur leur territoire. Et, puisque dans le même temps, des « experts » de l’ONU en appellent aux gouvernements européens à « promouvoir la régularisation des migrants en situation irrégulière », on se dit que cette mécanique migratoire bien huilée peut fonctionner encore longtemps.

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

Les commentaires sont fermés.

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Politique, Tribune libre

Euthanasie et drogues légalisées, police supprimée, charia : pourquoi pas deux systèmes juridiques en France ? [L’Agora]

Découvrir l'article

Immigration, International

Portugal : 8,4 millions d’euros pour ne pas accueillir 420 demandeurs d’asile

Découvrir l'article

Immigration, Société

Pour favoriser l’intégration, des étudiants néerlandais ont cohabité avec des réfugiés et subi des années de violences

Découvrir l'article

International

Cuba : 1 197 prisonniers politiques recensés fin 2025, dont 32 mineurs, selon une ONG

Découvrir l'article

Immigration, International

Danemark et Suède : le durcissement migratoire fait chuter les demandes d’asile

Découvrir l'article

Sociétal

Famileo : la start-up bretonne qui reconnecte les générations avec du papier

Découvrir l'article

Social

Près d’un Européen sur deux envisage de changer de travail en 2026… mais la majorité se dit mal préparée

Découvrir l'article

Auto-Moto, Economie

Automobile : en 2025, les Français se replient massivement sur l’occasion

Découvrir l'article

International

Migrations : les Égyptiens deviennent la première nationalité africaine sur les routes vers l’Europe

Découvrir l'article

Sociétal

2026 : entre lassitude, inquiétudes et fragile espoir, ce que révèle le grand sondage mondial d’Ipsos

Découvrir l'article

PARTICIPEZ AU COMBAT POUR LA RÉINFORMATION !

Faites un don et soutenez la diversité journalistique.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.