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Un détenu déjà connu pour sa violence a violemment agressé un surveillant du centre de détention de Nantes-Nord le 3 juin dernier vers 13h. Le détenu, libérable en 2027, n’a pas supporté que le premier surveillant responsable des ateliers lui demande de regagner son étage après qu’il a rejoint les ateliers avec un groupe de détenus dont il ne fait pas partie.

« Alors qu’il s’en allait vers son bâtiment, il a subitement fait demi-tour puis a saisi les épaules du Premier surveillant avant de lui asséner un violent coup de tête », rapporte le syndicat FO-Pénitentiaire, majoritaire dans la pénitentiaire depuis les élections professionnelles fin 2018, année marquée par un conflit historiquement dur entre les surveillants de prison et le gouvernement qui s’est terminé en queue de poisson après que l’UFAP, alors majoritaire, a accepté les propositions – en deçà des demandes des surveillants – du gouvernement.

Le surveillant a été grièvement blessé : « probable traumatisme crânien, une dent de perdue, la mâchoire abimée et un œdème à la tempe », mais il a dû attendre deux heures (!) l’arrivée de SOS Médecins, « les services de secours ne s’étant pas déplacés ! », relève encore le syndicat.

FO constate aussi un défaut d’encadrement aux ateliers, « secteur sinistré par l’absence d’un officier, de l’un de ses 3 agents et de notre gradé de secteur », ce qui met en danger les agents, notamment sur les mouvements [déplacements] des détenus entre leurs cellules ou étages et les ateliers.

Quant au détenu, envoyé au mitard, il devrait être rapidement transféré vers un autre établissement, en attendant son jugement pour l’agression. L’UFAP, ex-syndicat majoritaire avant 2018, a aussi fait un communiqué, où ce syndicat explique que « ce détenu est un habitué des rappels à l’ordre et il a manifestement d’énormes difficultés à accepter l’autorité » et demande, outre son transfert « sans délai » que « tous [ses] déplacements soient effectués avec les moyens de contrainte à disposition », autrement dit menotté.

Rennes : un détenu transgenre sème la pagaille

À Rennes, un détenu transgenre a semé la pagaille dans la prison pour femmes, après avoir mal pris la demande d’une surveillante d’écourter sa communication téléphonique et de rentrer dans sa cellule. « La détenue L, transgenre, connue pour son profil psychotique et sa virulence semble n’avoir aucune limite dans son agressivité envers le personnel… », relate FO-Pénitentiaire.

Après avoir envoyé la surveillante aux pelotes, « la détenue L très virulente, déclencha avec force l’alarme coup de poing, faisant sauter ses points de sutures à la main (qu’elle s’était fait suite à un précédent incident lors duquel elle a tout détruit dans sa cellule). La détenue, la main en sang, essaya alors d’entrer dans le bureau des surveillantes […] Une collègue arrivée en renfort lui bloqua le passage […]. La détenue L essuya alors sa main sanguinolente sur le [masque] de la surveillante, ajoutant qu’elle était porteuse du sida. Après ce premier geste abject, la détenue se rapprocha davantage de l’agent et lui postillonna au visage ajoutant : “Dès que je vous revois je vous frappe de toute façon.” ».

Plusieurs agents ont tenté de la maîtriser, avec difficulté : « La détenue L, au sol, continua d’agresser physiquement les agentes […] essuyant un déchaînement de violence, une pluie de coups. De nombreuses collègues seront blessées. L’intervention des portiers fut nécessaire. Durant la mise en prévention de la détenue vers 19h30, l’un d’eux sera également blessé ». FO-Pénitentiaire exige « le transfert de la détenue L. […] dans un endroit où il sera possible de la gérer en toute sécurité ».

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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