Pologne. La Justice donne raison à un salarié d’IKEA licencié pour avoir refusé une action en faveur de la propagande LGBT (et poursuit la DRH)

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Le leader mondial de l’ameublement « tendance » IKEA avait licencié un salarié au motif qu’il refusait de participer à une action de solidarité LGBT.

Ce dernier, soutenu notamment par Solidarnosc, le principal syndicat du pays, avait porté plainte en 2019 en soutenant qu’il avait été embauché pour vendre des meubles et non pour faire la promotion des droits de la minorité LGBT. La cour polonaise a jugé que le licenciement était abusif et qu’il ne respectait pas la liberté de conscience du salarié.

Les évêques catholiques polonais l’avaient soutenu et avaient dénoncé « l’endoctrinement LGBT » exercé, selon eux, par le groupe suédois IKEA.

Après la publication dans le courrier interne du groupe d’un article exposant la politique de tolérance d’IKEA, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie célébrée le 17 mai, l’homme avait publié sur l’Intranet de l’entreprise un passage de la Bible (Livre du Lévitique) affirmant que les homosexuels « seront mis à mort, leur sang retombera sur eux ». Selon IKEA, cela aurait constitué des « propos discriminatoires » et ont pu « offenser les biens et la dignité de membres de la communauté LGBT » alors que la politique du groupe est de « ne pas tolérer la discrimination et des attitudes d’exclusion ».

« Du point de vue de la loi et surtout de la bienséance et du bon sens, il est inadmissible d’attaquer l’employé d’IKEA qui a refusé l’endoctrinement LGBT sur le lieu de travail », avaient écrit les évêques dans un communiqué publié sur le site de l’épiscopat de Pologne. Ils avaient « félicité M. Tomasz pour son courage à professer et défendre la foi dans la vie quotidienne », une attitude « digne de reconnaissance et exemplaire » évoquant les sentiments de « dégoût, de tristesse, de souci pour l’avenir et même d’insécurité », provoqués, selon eux, par les activistes LGBT et les journalistes qui les soutiennent.

Un discours qui tranche, nettement, de celui des représentants de l’église catholique en France.

Le ministre de la Justice polonais avait saisi le parquet en affirmant avoir reçu à cette occasion d’autres plaintes de salariés d’IKEA à propos de la promotion forcée de l’idéologie LGBT au sein de l’entreprise.

Le 27 mai dernier, on apprenait par les médias polonais que le parquet de Varsovie-Praga avait mis en examen la responsable « ressources humaines » à l’origine du licenciement. Les commentaires du salarié licencié sous l’article intitulé « L’inclusion des personnes LGBTQ+ est un devoir pour chacun de nous » n’ont pas été considérés comme une incitation à la haine ni comme une attaque contre des personnes concrètes de l’entreprise, tandis que l’attitude de l’employeur constitue pour le parquet polonais une atteinte aux droits du salarié sur la base de son affiliation religieuse. On peut lire dans le communiqué du parquet que celui-ci a décidé d’inculper la responsable RH du magasin Ikea en s’appuyant notamment sur l’article 53 de la Constitution polonaise qui garantit la liberté de conscience et de religion ainsi que sur l’article 54 qui garantit la liberté d’exprimer ses opinions. Pour le parquet polonais, l’employeur, y compris dans le cas présent la multinationale Ikea pour ses activités en Pologne, est tenu de respecter la vie privée des salariés et de s’abstenir à leur égard de toute action à caractère idéologique sans rapport avec la profession.

Voici une décision de justice qui met un terme, provisoire sans doute, à la propagande que certaines entreprises tentent d’imposer jusque dans des pays qui y sont totalement hermétiques…

Illustration : DR
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