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Le mouvement racialiste, dont la spontanéité est des plus douteuses, venu des États-Unis à l’occasion de la mort de George Floyd, a trouvé en France un écho particulier grâce à la préexistence du mouvement Justice pour Adama Traoré. Il est remarquable de constater que, dans un cas comme dans l’autre, des activistes ont réussi à faire des icônes politiques, morale et sociales, de délinquants et de ce type de délinquants asociaux qui empoisonnent la vie quotidienne des honnêtes gens. Est-il raciste de constater qu’on a les héros, ou plutôt les martyrs, que l’on mérite ? Peu importe, la réalité est là.
En arrière-fond des manifestations agressivement victimaires qui se déroulent à cette occasion dans tout l’Occident décadent, il y a un détestable aspect de soutien à une sorte de syndicat du crime allogène. Le sens commun n’est plus le bon sens, seule l’émotion a cours forcé, liquéfiant les capacités de la raison chez les âmes faibles, réparties du bas jusqu’au haut de la société. Cf. les propos de consternants de Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur par défaut, pour qui l’émotion peut prendre le pas sur les règles juridiques !
Conditionnement du public
Le public est, depuis des décennies, crétinisé par un antiracisme subversif qui sait exploiter les vertus chrétiennes devenues folles, pour emprunter l’expression de Chesterton, conduisant à un ethnomasochisme qui abaisse certains pauvres Blancs à faire la génuflexion devant ces nouvelles icônes. La situation est d’autant plus grave que le mal frappe aussi les autorités politiques, même si nos policiers et gendarmes sont moins touchés que leurs homologues de Minneapolis qui, lorsqu’ils ne se mettaient pas à genoux, faisaient le salut militaire solennellement devant le cercueil d’un braqueur récidiviste et drogué !
La culture de l’émotion permet de telles extrémités, délégitimant la raison, dans le désarmement moral et la crétinisation. Le regretté Jean Raspail avait analysé ce syndrome dans le Camp des Saints ; il imaginait déjà des militaires, inhibés par la pitié, incapables de tirer sur des envahisseurs venus délibérément désarmés et avec femmes et enfants. Aujourd’hui le cas de figure est devenu ordinaire : il n’est même plus imaginable de tirer pour défendre nos frontières européennes ou de ne pas secourir des naufragés volontaires agissant par tactique subversive et hostile.
Lire la suite de l’analyse de Maître Eric Delcroix, ici, sur Polemia
Illustration : DR
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