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Un homme originaire du Congo a été condamné pour agressions sexuelles sur deux jeunes filles lors d’une soirée à Dinan en 2013.

À Dinan, la soirée tourne au viol en 2013

Il aura fallu attendre sept ans pour que l’affaire de viol suivante soit enfin jugée. Les faits remontent à la nuit du 13 octobre 2013. À l’époque, deux jeunes femmes se rendent chez une de leurs connaissances qui organise une soirée entre amis à Dinan.

La soirée se passe sur fond d’alcool et de consommation de drogues puis les deux amies décident d’aller dormir. Mais le comportement de l’un des convives est des plus suspect : l’accusé suit l’une des deux jeunes filles dans la chambre puis commence à lui pratiquer des attouchements. Malgré le refus prononcé de sa proie, il réitère avant que cette dernière ne décide d’aller trouver le sommeil plus en sécurité, dans sa voiture. Sans avoir oublier de prévenir au passage les participants à la soirée quant à l’attitude étrange de l’individu en question.

Mais les avertissements ne vont semble-t-il pas suffire puisque l’homme va alors s’en prendre à la deuxième jeune fille. Celle-ci va se réveiller le lendemain en étant partiellement dénudée. De plus, se sentant mal, elle constate aussi que ses sous-vêtements ont été ôtés et n’a que des souvenirs confus de la nuit écoulée.

Absent à l’audience, un homme originaire du Congo condamné

Ce n’est que le 25 juin 2020 que le tribunal correctionnel de Saint-Malo a enfin traité l’affaire. L’accusé, un homme âgé de 25 ans, originaire du Congo et répondant au nom de Nike Mukisi Kuyu, a reconnu les faits, à savoir trois pénétrations commises sur la deuxième jeune fille durant cette soirée de 2013. En soutenant toutefois que sa victime était consentante.

L’accusé comparaissait ainsi pour une double agression sexuelle commise sur deux victimes, le motif de viol ayant été requalifié en agression sexuelle entre temps.

Par ailleurs, l’ADN du prévenu a été retrouvé sur l’entrejambe de sa seconde victime. Selon l’avocat de ces dernières, « on a affaire à quelqu’un qui ment et qui minimise sa responsabilité ».

Quant au verdict, le tribunal a suivi les réquisitions du Parquet et condamné Nike Mukisi Kuyu à quatre ans ferme avec mandat d’arrêt pour agressions sexuelles, l’individu étant absent à la barre.

AK

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