Incendie de la cathédrale de Nantes : le « bénévole » rwandais à nouveau en garde à vue — et avoue

A LA UNE

« Viens à Bollaert, j’ai fais des moules ». L’Opéra du Peuple, dans la peau d’un supporter du RC Lens [Interview]

« Viens à Bollaert, j'ai fais des moules ». Si il n'avait pas reconnu cette référence au fanzine Rugir,...

Irlande du Nord. Il y a 48 ans, pas de Black Friday mais un Bloody Friday à Belfast

En ces temps de consumérisme quasi religieux, les enseignes commerciales (et même les gouvernements) incitant les consommateurs à se...

Florian Philippot : « Notre pays est incontestablement dans les mains de personnes qui veulent retirer aux Français un maximum de libertés » [Interview]

Parmi les politiques qui sont montés au créneau ces derniers mois contre la tyrannie sanitaire mise en place en...

Hold-up. Pierre Barnerias, l’auteur du documentaire, s’explique

Après le succès de Hold-Up, un documentaire sur le Covid, dont la version de travail a été diffusée en...

Discours de De Gaulle à Quimper en 1969 : coulisses d’un ratage historique

Le 2 février 1969, Charles De Gaulle prononce à Quimper le dernier discours de sa carrière. Pour la première...

Dernière minute : en garde à vue, le suspect a avoué être l’auteur de l’incendie de la cathédrale. Nous reviendrons sur cet événement.

Après l’incendie de la cathédrale de Nantes le samedi 18 juillet, la mise en garde à vue d’un « bénévole » avait suscité un certain embarras chez les bien-pensants. Emmanuel, 39 ans, est un Rwandais dont les demandes d’asile ont été rejetées. Il se trouve donc en situation irrégulière. Le diocèse de Nantes lui confiait néanmoins différentes tâches, y compris cette mission de confiance : fermer la cathédrale certains soirs.

Sa mise en garde à vue avait été suscitée par des obscurités dans ses premières déclarations. Il s’était expliqué et avait été relâché sans qu’aucune charge soit retenue contre lui. Cet homme « n’est pas impliqué dans la commission des faits », avait même déclaré le procureur de la République. Ce blanc-seing avait été accueilli avec soulagement du côté de l’évêché. Même si ce dernier savait qu’il devrait encore répondre à des questions gênantes, en particulier sur le statut de ce « bénévole » qu’il faisait travailler moyennant des avantages en nature. Et bien entendu sur la sécurité générale d’un monument historique où pas un détecteur de fumée n’a donné l’alarme.

Or le bénévole rwandais a été à nouveau placé en garde à vue samedi matin. Et ce ne serait plus seulement à cause d’incohérences dans ses déclarations. Il a été présenté au Parquet en vue de son placement en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire pour dégradation, détériorations ou destructions par incendie. Ce rebondissement fait suite aux « développements de l’enquête ». En effet, les premiers constats du laboratoire central de la Préfecture de police de Paris ont remis au premier plan l’hypothèse d’un incendie criminel.

E.F.

Photo BI, droits réservés
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Les derniers articles

Covid-19. Gestion suédoise de la crise sanitaire : un échec, vraiment ?

Revenons aujourd'hui sur le cas suédois qui a fait couler beaucoup d'encre. Ignorant totalement l'échec de leur propre pays...

Liberté de culte : les évêques se rebiffent

La décision du gouvernement de limiter à 30 personnes l’assistance aux messes – y compris dans une cathédrale –...