Pays de Retz. Ils veulent empêcher l’extension du Port Autonome au Carnet, des paysans se rebiffent

A LA UNE

Romain Petitjean (Institut Iliade) : « Nous formons des jeunes gens pour qu’ils deviennent des éveilleurs de peuple » [Interview]

Nous vous avons rendu compte cette semaine des travaux qui se sont déroulés lors du colloque de l'Institut Iliade,...

La nature comme socle. Retour sur le VIIe Colloque de l’Institut Iliade (2/2)

Après une première partie, suite et fin de la recension du VIIème colloque de l'Institut Iliade ayant eu lieu...

À la vie, à l’amour. Des mamans témoignent de la vie après le décès de leurs jeunes enfants [Interview]

Ils s'appelaient Gaspard, Siméon, Auguste. Ils étaient trois jeunes enfants, pleins de vie, qui sont décédés, des suites d'une...

Paul Conge : « Les droites radicales prospèrent sur certaines faiblesses structurelles de la France contemporaine » [Interview]

Paul Conge est journaliste à Marianne, où il couvre, entre autres, les questions judiciaires. Il vient de publier Les Grand-remplacés. Enquête sur...

Gilles-William Goldnadel : « En France , la liberté d’expression est sacrée lorsque l’outrance vient de gauche et maudite si elle vient de droite...

La loi Avia sur la « haine en ligne » est de retour par la porte détournée (et fort peu démocratique)...

N’est pas José Bové qui veut. L’extrême gauche, emmenée par Yoann Morice, agriculteur, a monté un collectif « Stop Carnet » pour empêcher l’extension du port autonome sur l’ex-site de la centrale nucléaire à Frossay. Il s’agit d’une ancienne île de Loire, à l’est de Paimboeuf. Cependant, riverains et paysans ne veulent pas d’une nouvelle ZAD et l’ont fait savoir… avec des arguments odorants.

Le port autonome souhaite installer sur le site du Carnet – guère « naturel » car il a déjà été remblayé en 1970 et 1993 avec des déblais de dragage – un parc industriel dédié aux énergies renouvelables sur 110 hectares, et notamment aux installations éoliennes offshore du plateau du Four. L’étude d’impact indique que l’ancienne île abrite déjà un appontement, un prototype d’éolienne offshore et même un port à sec.

Selon les opposants en revanche, le Port Autonome mettrait en péril une « zone naturelle » en bord de Loire, en détruisant 51 hectares de zone humide et 116 espèces naturelles protégées. Ayant appris que des travaux de remblayage et de « mise à niveau » étaient prévus dès lundi en bord de Loire, au lendemain de leur week-end de mobilisation prévu de longue date, les membres du « collectif » proche de l’ultra-gauche se sont mis en tête d’empêcher les travaux.

Le pique-nique d’opposition au projet, ce midi au lieu-dit les Terres, à Saint-Viaud, a attiré une cinquantaine de personnes. Mais la volonté de certains de constituer une ZAD sud-Loire n’est visiblement pas du goût de tous : « 10cm de lisier ont été épandus sur 200 mètres de long afin de nous empêcher d’accéder au site pour le pique-nique et les balades. Épandre du lisier sur un site naturel en bord de Loire est un acte polluant et irresponsable », se plaint ainsi un militant sur un site de la mouvance.

Par ailleurs, la gendarmerie, prévenue, a effectué des contrôles préventifs, « fouilles et tests » à l’entrée du lieu de la mobilisation. Selon nos informations, un appel à venir empêcher physiquement les travaux, lundi matin, circule dans la mouvance.

Le collectif Terres communes est emmené par Yoann Morice, fils d’un agriculteur militant (anti-OGM, anti-nucléaire…), Hubert Morice, installé à Chauvé. Il compte une dizaine de membres actifs. Il a aussi créé une ferme pédagogique centrée sur la permaculture, les Demains dans la terre, qui a été dissoute en 2019 après cinq ans d’activité et depuis liquidée. L’un des associés, William Mallet, s’est depuis reconverti dans l’éco-pâturage et met ses brebis à disposition des collectivités territoriales.

L’autre, William Joffre, s’est reconverti dans le maraîchage bio, sur 3 hectares  à la Chapelle-sur-Erdre ; il s’agit d’une emprise de 15 hectares défrichés et convertis en bio par la commune pour y installer des petits producteurs en circuits courts pour alimenter AMAP et cuisine centrale municipale . Circuits d’où sont exclus certains paysans locaux, pas assez politiquement proches.

Louis Moulin

Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Les derniers articles

Comment on formate un peuple ? Le 67 ème numéro de Réfléchir & Agir vient de sortir

Comment on formate un peuple ? C'est la question que se pose (et à laquelle tente de répondre) la...

Pourquoi tant de haine ? #30. Hommage à Emmanuel Ratier, avec Xavier Poussard

Pourquoi tant de haine ? est une émission d’ERFM, la radio en ligne et en continu d’Égalité & Réconciliation. Pour ce...

En 2019, les Sauveteurs en Mer ont pris en charge près de 37 000 personnes

En 2019, les Sauveteurs en Mer ont pris en charge près de 37 000 personnes : 10 900 secourues, 24 800 soignées et 1...

Aire de España. Les fiancés de la mort se donnent rendez-vous à Ruffiac (56)

Il n’est pas banal de trouver au coeur de la campagne bretonne un restaurant espagnol dont un des créateurs est un ancien légionnaire des...

Sécheresse. Un été 2020 historiquement sec… pour la 3e année consécutive

L'été 2020 a été le plus sec jamais enregistré depuis 1959. Un record qui est repoussé pour la troisième année consécutive. Été le plus sec...

Covid-19. Rien d’alarmant depuis 15 jours sur la planète

L’analyse des nombres de décès déclarés par les États montre que l’épidémie n’a pas pris d’ampleur significative sur la planète  cours des quinze derniers...

LA QUOTIDIENNE

Recevez chaque matin dans votre boîte mail la Quotidienne de BREIZH-INFO

- Pour soutenir BREIZH-INFO et l'info sans filtre -

Autres articles

- Pour nous soutenir -