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Le CETA permet l’importation de viandes aux hormones illégales en Europe. C’est ce qu’affirme le député Eric Andrieu, qui vient d’interpeller la commission européenne à ce sujet, via des questions à découvrir ci-dessous.
Le CETA est cet accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada – signé sans l’assentiment des populations concernées – qui est en vigueur depuis septembre 2017, et qui a été ratifié notamment pat la France.
« Un audit sur la traçabilité de la filière porcine et bovine canadienne, effectué par la DG Santé et sécurité alimentaire de la Commission Européenne, vient de confirmer la présence potentielle de viandes hormonées sur le marché européen » explique Eric Andrieu.
« Dans ce document, on relève qu’il est légalement possible au Canada d’estampiller des viandes aux hormones comme étant sans hormone. Ces viandes hormonées mais labellisées sans hormone sont alors exportables partout dans le monde…et donc en Europe. Il s’agit là non seulement d’une sérieuse défaillance mais surtout d’une transgression majeure de la ligne rouge posée par l’Europe à l’importation de produits canadiens ; cela va également à l’encontre des dispositions légales européennes qui interdisent la vente de ce type de produits sur le marché européen. Devant un tel constat, quelles sont les mesures que compte prendre la Commission européenne ? Alors que le CETA permet, de par sa nature, l’importation en Europe de viandes aux hormones labellisées sans hormone, et que ces importations deviennent dès lors illégales, la Commission compte-t-elle faire suspendre les importations de viandes canadiennes ? Est-ce que cette situation est de nature à remettre en cause la mise en œuvre toujours provisoire, à ce stade, de l’accord en attendant la validation des Parlements nationaux ? »
Plusieurs ONG ont découvert cet été avec stupéfaction sur le site de la Commission européenne un audit de vingt-sept pages, rédigé par les experts en sécurité alimentaire de la Commission, publié en mai 2020, au cœur de la pandémie liée au coronavirus. Son contenu est inquiétant : « alors que le CETA a ouvert aux éleveurs canadiens la possibilité d’exporter trois fois plus de bœuf vers l’Europe, les experts relèvent plusieurs « défaillances » dans le contrôle de la traçabilité du bétail. Incomplètes, les bases de données canadiennes ne permettent pas de suivre efficacement les bêtes estampillées « sans hormones » pour s’assurer qu’elles ne soient pas confondues avec les autres. L’audit pointe également un « conflit d’intérêts potentiel » chez les vétérinaires chargés d’évaluer le respect des normes sanitaires : exerçant à titre privé, ceux-ci sont « rémunérés par les exploitants qu’ils contrôlent », tout en leur apportant, en parallèle, « une assistance zootechnique et sanitaire ». indique un article du Monde à ce sujet.
Ce n’est pas faute d’avoir été prévenu. Encore une fois, ceux qui ont ratifié le traité mettent les citoyens devant le fait accompli, après leur avoir expliqué que ce genre de pratiques ne serait pas tolérée.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Un député européen l’affirme : Le CETA permet l’importation de viandes aux hormones illégales en Europe”
Faisons les bouffer à tous ces idiots utiles de la commission européenne et de macron l’imposteur