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Ce jeudi 8 octobre, l’Assemblée nationale va débattre autour d’une proposition de loi déposée par des députés proches de l’extrême gauche visant à allonger le délai légal d’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse. Et cela malgré un taux déjà raccord d’avortements ces dernières années, loin, très loin des souhaits de Simone Veil, il y a 45 ans, lorsqu’elle fit voter la loi sur l’IVG.
Le débat devrait être vif, tandis qu’un sondage Ifop commandé par l’association Alliance Vita analysant le point de vue des Français sur l’avortement vient de sortir. Un sondage auprès d’un échantillon de 1039 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession), après stratification par région et catégorie d’amélioration. Les entretiens ont été réalisés en ligne, du 30 septembre au 1er octobre dernier.
Tout est parti de l’adoption par les députés de la commission des Affaires sociales de l’allongement du délai légal pour recourir à un avortement. Ils ont adopté la proposition de loi de la députée du groupe EDS et ex-LREM Albane Gaillot qui allonge ce délai de 12 à 14 semaines de grossesse. Le texte supprime également la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les médecins qui ne veulent pas pratiquer d’avortements.Les élus ont enfin voté la proposition d’élargir les compétences des sages-femmes en leur permettant de réaliser des IVG chirurgicales jusqu’à la 10ème semaine de grossesse.
Le journal le Figaro rapporte que pour la députée à l’initiative de ce texte, Albane Gaillot, il s’agit de «perpétuer, améliorer et approfondir l’esprit de la loi Veil» de 1975. «Il y a bien des cas où ce délai est dépassé. Les associations de terrain estiment qu’il y aurait chaque année entre 3 000 et 5000 femmes qui seraient contraintes de partir avorter à l’étranger. Et combien d’autres ne pouvant se rendre à l’étranger se retrouvent sans solution? Ces femmes ont alors un choix qui n’en est pas un: mener à son terme une grossesse non désirée avec des conséquences potentiellement délétères pour la femme comme pour l’enfant ou alors recourir à un avortement clandestin, souvent au péril de sa propre santé, a-t-elle plaidé. (…) Il est de notre responsabilité de ne pas permettre de telles situations».
Manifestement, cette proposition de loi a été construite par des idéologues plus que par des médecins et des scientifiques. Et elle ne semble pas coller avec les attentes des Français sur la question si l’on en croit le sondage piloté par Alliance Vita.
Sur le nombre d’avortements pratiqués chaque année (232.200 avortements en 2019 pour 753.000 naissances), les Français semblent particulièrement divisés, puisque, 51% (52% en 2016) jugent cette situation «préoccupante car avorter reste un acte que l’on préférerait éviter», tandis que 49% (48% en 2016) jugent la situation «normale car avorter est un acte auquel les femmes peuvent être exposées au cours de leur vie».
L’avis des Français concernant l’impact psychologique d’un avortement sur une femme paraît beaucoup plus tranché. Ainsi, 92% des personnes interrogées considèrent qu’«un avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes», contre 89% en 2016.
En outre, 73% (72% en 2016) des Français interrogés pensent que «la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG)». Le Figaro, qui a eu accès en premier aux résultats du sondage, explique : « Une autre question formulée par ce sondage porte sur le livret officiel d’information remis aux femmes enceintes qui consultent en vue d’une IVG. Ce livret comporte uniquement des indications sur les démarches pour avorter. Or, une proposition a été faite – soutenue par Alliance Vita – pour modifier le livret, en y réintégrant le détail des aides (sociales, psychologiques, financières) aux femmes enceintes et aux jeunes mères, comme cela était fait jusqu’en 2001. Or, 84% des Français se disent favorables «à cette proposition d’intégrer dans ce livret officiel le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères».
Enfin, 88% des personnes interrogées se montrent «favorables» à la proposition soumise par Alliance Vita sur l’opportunité d’un lancement, par les pouvoirs publics, d’une «véritable prévention de l’avortement» en conduisant «une étude pour analyser les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement».
A force de tirer sur la corde de la vie toujours plus loin, les idéologues de gauche qui oeuvrent pour briser toutes les barrières, y compris éthiques, risquent fort de se mettre à dos une bonne partie de la population française. On vous laisse écouter les élucubrations d’une journaliste, en direct sur LCP (la Chaine Parlementaire) qui explique que l’avortement devrait pouvoir être pratiqué…jusqu’à l’accouchement.
https://www.youtube.com/watch?v=OlzgN09NEqI
L’émission entière :
Illustration : DR
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Une réponse à “IVG. Les Français préoccupés par la banalisation de l’avortement et ses conséquences psychologiques”
Il serait temps que les gens s’inquiètent des conséquences destructrices des avortements, depuis le temps !
Près de 70% des femmes sont rattrapées par des souffrances psychologiques, mais ça on ne leur dit pas !
Cordialement