Île-de-France. Un enfant de 10 ans mord son enseignante, la faute au « manque de moyens » ?

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À Fontenay-sous-Bois, un enfant de 10 ans a mordu une enseignante, nécessitant l’intervention des pompiers. Une violence qui serait une nouvelle fois due au « manque de moyens » souvent invoqué par certains personnels de l’Éducation nationale ?

L’ensauvagement, des paroles aux actes à Fontenay-sous-Bois

Dans une école primaire de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne, à défaut de dépasser le maître, l’élève a choisi de le mordre. La scène, qui aurait pu paraître surréaliste il y a encore quelques temps, s’est déroulée le mardi 13 octobre dans une classe de l’école Jules-Ferry dans une sorte d’indifférence générale tandis qu’un professeur d’histoire-géographie était décapité par un individu de 18 ans trois jours plus tard à Conflans-Sainte-Honorine, toujours en région parisienne…
C’est donc dans ce « vivant » établissement scolaire d’Île-de-France qu’un garçon de 10 ans s’est précipité sur son enseignante puis l’aurait mordue. Loin d’être anecdotique, l’agression a nécessité une intervention des pompiers.
Dans sa communication le lendemain des faits, l’Éducation nationale, d’un ton laconique, « déplore et condamne ces actes de violence non prévisibles ». Parmi les traditionnels moyens déployés en pareil cas, l’école Jules-Ferry a vu la mise en place d’une cellule psychologique « pour répondre aux besoins de l’enseignant et de ses élèves ».

Davantage de dépenses pour seule réponse de la part de l’État ?

Par ailleurs, Le Parisien rapporte d’autres déclarations de l’Éducation nationale sur l’incident, laquelle a tenu à rappeler que « l’inclusion [scolaire] est un droit pour tous les élèves » et qu’« une attention est portée sur l’accompagnement des enfants à besoin éducatif particulier, avec [la mobilisation] de dispositifs conséquents ». Des dispositifs qui ont, bien entendu, un coût tandis que l’élève ayant mordu sa maîtresse, présenté comme étant victime d’une « souffrance considérable » et de « grandes difficultés », est déjà « largement suivi » par les services éducatifs.
Du côté des enseignants, des voix se sont élevées suite à cet acte en citant le « manque de moyens » dans l’accompagnement des élèves les plus difficiles comme principale cause.
De son côté, une représentante du syndicat Snuipp (Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC) de Fontenay n’est pas surprise : « Ce sont des élèves qui ne sont pas adaptés au système scolaire tel qu’il est. Les enseignants n’ont pas les moyens de les gérer. »

Un éventuel déploiement de moyens supplémentaires (et donc de dépenses) qui sera une nouvelle fois supporté par l’ensemble des contribuables français tandis que des écoles situées en zone rurale et considérées comme beaucoup moins « prioritaires » aux yeux de l’État sont-elles aussi confrontées à des difficultés quotidiennes. Faut-il donc mordre sa maîtresse pour se faire entendre ?

AK

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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1 COMMENTAIRE

  1. Manque de moyens et manque de formation….! C’est l’habituelle litanie des syndicats roses et rouges. Avec les moyens on pourrait fournir aux enseignants des combinaisons anti-morsures en Kevlar*- Nomex* comme on a promis des combinaisons ignifugées aux FO qui reçoivent des cocktails Molotov… Et la formation permettrait de supporter de façon plus stoïque les mandibules de ces chères brunes.

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