Enquête : ces Tchétchènes déjà arrêtés pour terrorisme

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Après la décapitation du professeur d’histoire de Conflans, Samuel Paty, par un jeune Tchétchène radicalisé d’Evreux, Abdullakh Anzorov, le rôle des Tchétchènes dans la nébuleuse islamiste en France revient sur le premier plan. La presse russe souligne l’ambigüité du pouvoir français, qui a longtemps accueilli des Tchétchènes recherchés en Russie, ou même en Tchétchénie, pour avoir participé à la guérilla indépendantiste dans les années 1990 et à son cortège d’enlèvements et d’attentats.

Abdullakh Anzorov s’inscrit dans la même configuration : son père a obtenu le droit d’asile et un titre de séjour longue durée après une décision qui reconnaît son engagement dans la guérilla tchétchène – même si selon lui il se serait limité à héberger des indépendantistes chez lui. « Ils sont tous soit conducteurs de camion, soit cuisiniers, soit civils qui accueillaient des combattants indépendantistes, et pourtant il y avait des dizaines d’attentats par an, des enlèvements contre rançon, des massacres et un gros problème de banditisme, avec des flux d’argent… mais personne n’en est responsable », relève Evgueny, ancien policier russe qui lui aussi a immigré en France, à Toulouse.

La diaspora tchétchène : reconnue dangereuse, mais peu ou pas surveillée

Le journal russe Vzglyad (le regard) relève le 19 octobre dernier, « ceux que Paris appelait ‘’combattants pour la liberté’’ et auxquels il a donné l’asile se sont avérés être des ‘’islamistes politiques’’ qu’il est nécessaire d’expulser du pays ». Le journal allemand Die Welt indique, lui : « en France on sait que des personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité publique proviennent de ce groupe ethnique [tchétchène] mais selon les experts, le gouvernement n’a presque pas les moyens de les surveiller ».

Le politologue égyptien Assiem El Difraoui, cité par le journal allemand, affirme : « la France s’est trop concentrée sur l’EI et ne prend pas en compte d’autres groupes. Ce qui se passe dans la diaspora tchétchène reste un mystère car le gouvernement manque d’effectifs qui comprennent le tchétchène. Il s’agit en outre d’un groupe ethnique cruel, un groupe très patriarcal, très clanique, avec une mémoire de la violence très enracinée ».

Des Tchétchènes régulièrement arrêtés pour terrorisme en France

Depuis 2015 et les attentats de Charlie Hebdo, la presse se fait régulièrement écho d’arrestations de Tchétchènes pour des délits reliés au terrorisme islamiste. Peu après les attentats de Charlie Hebdo, quatre Tchétchènes sont arrêtés à Béziers et Montpellier pour avoir fabriqué du TATP, un explosif très dangereux, en vue d’un assassinat qui a pu être déjoué ; l’un d’eux avait été relié à une explosion survenue en 2008 dans la cité universitaire de Montpellier (six blessés), l’explosif étant de même nature.

Mi-mai 2018, un jeune Tchétchène fiché S, Khamzat Azimov, attaque des passants au couteau à Paris, blesse quatre personnes et en tue une. La rédaction russe… de RFI ( !) fait alors un long article sur le terroriste, qui a vécu avec sa mère à Nice puis Strasbourg, deux villes où la diaspora tchétchène est importante, et a été fiché S après avoir envisagé le départ vers le djihad en Syrie en 2016 avec un groupe de jeunes gens.

L’article rappelle que Jusup Nasihanov, ex-infographiste employé par la mairie de Schiltigheim en Alsace était apparu dans une vidéo de propagande de l’EI en 2015, promettant notamment de nouveaux attentats en France. En 2017 un autre tchétchène a été condamné à six ans ferme à Tours, Issa Khasiev, après avoir avoué préparer un attentat contre des policiers.

« Cela fait 20 ans que les services secrets alertent du risque que représentent les membres radicalisés de cette diaspora », rappelle alors le Figaro, cité par RFI-Russie. Le Monde indiquait que 7 à 8% des projets de départ ou des départs français vers le djihad au Proche-Orient sont le fait de ressortissants tchétchènes, selon la DGSI, qui notait alors qu’il pouvait s’agir de réfugiés politique, mais aussi de titulaires de la nationalité française ou de clandestins.

En mai 2019 un jeune Tchétchène âgé de seulement 16 ans est arrêté alors qu’il avait juré fidélité à l’État islamique et faisait partie d’un groupe qui préparait un attentat ; il a été appréhendé le 7 mai à Strasbourg.

Le 9 novembre 2019, Khasanbek Turchaev, un Tchétchène qui a eu l’asile politique en France en 2002 et la nationalité française en 2008, a été condamné à dix ans de prison ferme pour avoir, en Syrie en 2013-2014 formé des combattants djihadistes au maniement d’armes et à la confection d’explosifs. Il avait été arrêté en Moldavie où il s’était rendu à son retour, mais était suivi par les services depuis 2005… ce qui ne l’avait pas empêché d’obtenir la nationalité française. Il était aussi émir (commandant) au sein du groupe terroriste Imarat Kavkaz, qui regroupe beaucoup de tchétchènes.

Louis Moulin

Photo d’illustration : DR
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4 Commentaires

  1. On peut nous dire tout ce qu’on veut, ce sont toujours des extras européens d’or qui commettent des crimes et attentats sanguinaires

  2. Ils savent aussi se fondre dans la masse et donnent des prénoms chrétiens à leurs enfants alors que leurs femmes portent le voile ! J’en connais qui depuis sept ans en france, touchent un max d’aides mais ne savent toujours pas parler français …
    Et chez eux, les armes circulent à profusion mais comme à Dijon, personne n’ose les désarmer…

  3. Je ne comprends pas le Gouvernement français ?!
    Non seulement accueillir des « recherchés » dans leur propre pays pour enlèvements et attentats
    et NE PAS les surveiller parce que l’État était trop occupé avec l’ei ???
    … un peu léger ou « … » ?
    Résultat : … attentats et meurtres sur le sol français …
    Et pendant ce temps on refuse le droit d’asile aux familles qui en ont vraiment besoin …
    ??? Explications ??? Réponses ???

  4. Laissez ces gens qui n’aiment pas notre culture ou mieux, les infiltrer en mass par ces OGM financées par Soros ne peut être autre chose qu’un plan de destruction de la France et l’Occident tout entier et comme l’expliquait si bien Boris Lelay nous devenons comme le Liban qui était jadis un pays Chretien.

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