Economie. 1 TPE/PME sur 2 craint de disparaître avec la seconde vague épidémique

Alors que le Président de la République vient d’annoncer le reconfinement du pays pour une durée d’au moins 4 semaines, les entreprises, déjà durement impactées depuis le printemps dernier, subissent les mesures gouvernementales. Parmi les principales mesures concernant les entreprises : fermeture des commerces non-essentiels, généralisation du télétravail lorsque cela est possible, mise en place de nouveaux dispositifs d’accompagnement des entreprises fermées administrativement.

Dans ce contexte, un sondage portant sur plus de 10 000 TPE/PME sur les conséquences d’une seconde vague épidémique est sans appel : près d’1 dirigeant de TPE/PME sur 2 (49%) craint de mettre la clé sous la porte. Quant à la pratique du télétravail, les collaborateurs de plus d’1 TPE/PME sur 3 (35%) ne sont pas équipés pour travailler correctement à distance (outils informatiques, sécurisation des données).

« Face à l’urgence sanitaire, le gouvernement a à nouveau pris des mesures très difficiles pour les entreprises déjà fragilisées ces derniers mois, au premier rang desquelles des millions de TPE/PME » explique Philippe Wagner, co-fondateur de Captain Contrat à l’initiative de ce sondage.

« Emmanuel Macron a promis de nouvelles mesures de soutien allant plus loin que celles mises en place en mars, toujours ‘quoi qu’il en coûte’. Pour autant, 65% des chefs d’entreprise interrogés considèrent que les mesures mises en place jusqu’à aujourd’hui ne feront que retarder leurs difficultés voire bien souvent, une issue dramatique pour les plus fragilisées. Le risque est également que la multiplication de ces dispositifs les rende illisibles pour des chefs d’entreprises qui doivent également mettre en place un nouveau fonctionnement avec leurs collaborateurs, garder le lien avec leurs clients et partenaires et continuer à gérer le quotidien… Concernant la mise en place du télétravail, force est de constater que les petites entreprises n’y sont pas prêtes. Il ne suffit pas d’avoir un ordinateur et une connexion internet pour télétravailler, l’enjeu est bien plus large. Cela pose de nombreuses questions sur la sécurisation des données, sur le management des équipes à distance ou encore sur le périmètre de prise en charge des dépenses liées au télétravail alors que la négociation entre les organisations syndicales sur le sujet est prévue début novembre. »

De nombreuses entreprises commencent par ailleurs à en avoir assez des aides promises ici ou là, comme si la planche à billets était inépuisable. Beaucoup ne veulent qu’une chose : pouvoir travailler et créer eux même de la richesse, sans devoir rendre des comptes à un Etat qui tend à s’immiscer chaque jour un peu plus dans les foyers, comme dans les entreprises.

Illustration : mohamed hassan / 1380 Images
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