Nantes, Versailles, Lyon : des catholiques montent au front pour défendre la célébration des messes

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L’interdiction des messes catholiques publiques par le gouvernement depuis le trois novembre, confirmée par le Conseil d’État ce samedi (sauf les funérailles, en présence de moins de 30 personnes, et les mariages, en présence de six personnes ou moins), fait des vagues au sein des catholiques pratiquants. Le mouvement de résistance, lancé à Nantes ce dimanche 8 novembre, fait tache d’huile.

A Nantes, dimanche matin à 10h30, plus de 500 personnes se sont rassemblées devant la cathédrale – une manifestation dûment autorisée par la préfecture, y compris le chapelet – pour demander le rétablissement des cultes publics. L’initiative nantaise s’est étendue à Lyon (près de 150 personnes), et surtout à Versailles où près d’un millier de personnes se sont rassemblées dimanche soir devant la cathédrale, à l’appel de plusieurs familles de jeunes fidèles.

« Cette fois, la messe devant la téloche, c’est fini »

« Lors du premier confinement, on s’était soumis car on ne comprenait pas ce qui arrivait, mais cette fois, la messe devant la téloche, c’est fini », balaie Marc B, à la manifestation à Nantes. Pour Bertrand, « c’est désolant de devoir en arriver à manifester, et de constater que les évêques préfèrent se soumettre à l’État plutôt que défendre la messe, avec leurs fidèles. On ne donne pas l’eucharistie par télé interposée, on ne peut pas avoir les sacrements à distance, sans être présent à la messe ».

A Nantes, les fidèles de la Fraternité Saint-Pierre, noyau dur du rassemblement, ont été rejoints par d’autres fidèles, à la fois de sensibilité plus traditionnelle comme la FSSPX – l’horaire excluant délibérément ceux de l’abbé Guépin, qui a bravé le premier confinement à Nantes. Des fidèles habitués à la messe en français avaient aussi fait le déplacement.

« Je ne vois pas en quoi j’ai plus de chance d’attraper le covid en une heure de messe à Saint-Pasquier [une église proche du rond-point de Vannes, au nord-ouest du centre-ville] qu’en faisant les 500 m de queue pour Talensac ou en allant au supermarché où les gens ne se désinfectent pas les mains, s’entassent devant les caisses, touchent aux produits dans les rayons etc. », s’interroge ainsi Laëtitia.

Pour Olivier, qui note « l’esprit respectueux, engagé, organisé, uni de la manifestation », il « faut que les pouvoirs publics comprennent qu’il n’y a pas que le corps. Certes, on peut aller au supermarché, au tabac, chez le boucher, mais la nourriture spirituelle nous est refusée ; c’est inadmissible et incompréhensible, donc on résiste ».

Un appel a été lancé à multiplier les rassemblements de fidèles devant les lieux de culte dimanche prochain ; il a été relayé par Civitas : « La Messe est essentielle à tout catholique. Le catholique ne s’en nourrit pas devant un écran, sauf situation exceptionnelle notamment pour les malades, les hospitalisés et les personnes dépourvues de tout lieu de culte à une distance raisonnable. L’assistance dominicale à la Messe est un devoir devant Dieu. La sainte hostie ne s’avale pas de façon virtuelle ».

Louis-Benoît Greffe

Crédit photo : Breizh-info.com
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2 Commentaires

  1. les FM font tout pour détruire la religion catholique mais qu’ils se méfient de ceux qu’ils adorent les muz car il pourrait leur arriver la même chose qu’à Nice

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