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Les refoulements automatiques de migrants à Ceuta et Melilla, critiqués par les associations pro-immigration, viennent d’être approuvés par la justice espagnole. Mais d’autres interrogations pèsent aussi sur ces deux territoires.
Ceuta et Melilla : la justice espagnole réagit enfin
Tandis que les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla sont toujours confrontées à la pression migratoire, le Tribunal constitutionnel espagnol a approuvé le 19 novembre dernier la possibilité pour les autorités de refouler automatiquement les migrants clandestins franchissant les frontières de ces territoires. Sans surprise, la décision a été critiquée par plusieurs ONG pro-migrants.
Dans la pratique, les autorités locales ont déjà recours à ces refoulements mais cette approbation de la part de la plus haute juridiction espagnole, qui a validé la quasi-totalité de la loi sur la sécurité citoyenne de 2015, vient donc les conforter dans leurs pratiques.
Avant de prendre la suite de Mario Rajoy à la tête du gouvernement espagnol en 2018, Pedro Sánchez et les socialistes avaient annoncé qu’ils comptaient mettre fin à ses refoulements de migrants, tandis que les associations de défense des clandestins considèrent ces renvois automatiques comme une atteinte des migrants à demander l’asile. Mais la loi n’a finalement pas été modifiée depuis.
De son côté, le Tribunal constitutionnel espagnol juge que sa décision d’autoriser ces mesures d’expulsion des clandestins est « conforme à la doctrine de la Cour européenne des droits de l’Homme ».
Des enclaves portes d’entrée de l’UE en territoire africain
Ceuta et Melilla, petits territoires cernés par le Maroc et adossés à la mer Méditerranée, ont la particularité de constituer les uniques frontières terrestres de l’UE sur le sol africain. Depuis le début de l’année 2020, elles ont vu le nombre de migrants franchissant leurs frontières illégalement diminué de 70 % par rapport à la même période en 2019.
Une baisse des arrivées de migrants qui contraste fortement avec l’archipel des Canaries, autre territoire espagnol situé face aux côtes mauritaniennes et connaissant ces derniers mois une hausse exponentielle des débarquements de clandestins sur ses côtes. À tel point que certains redoutent de voir les Canaries devenir le nouveau Lesbos de l’Atlantique.
Enfin, outre la question de l’immigration clandestine, Ceuta et Melilla doivent aussi composer avec la pression diplomatique et économique du Maroc voisin, refusant de reconnaître la souveraineté espagnole dans ces deux territoires. Ainsi, le roi Felipe VI avait finalement annulé au mois de juillet dernier ces visites dans les deux enclaves prévues à l’occasion de la tournée royale en Espagne pour ne pas « irriter » le Maroc. Un renoncement qui laisse perplexe quant à l’avenir…
Crédit photo : Capture YouTube (photo d’illustration)
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Une réponse à “Espagne. Les refoulements automatiques de clandestins à Ceuta et Melilla validés par la justice [Vidéo]”
Ben oui,il serait temps que les états européens mettent une fin à l’invasion de milliers et de milliers de migrants qui continuent à migrer vers nos pays,avec l’aide des ONG de passeurs en méditerranée……On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ( comme l’avait déclaré un ministre socialiste Michel Rocard sous Miterrand)..Mais depuis,toutes les gauches ( PS,PC,LFI,EELV,) favorisent l’afflux de migrants et leurs installations dans notre pays.