Nantes. Un clandestin tunisien fantôme condamné à deux ans ferme pour de multiples agressions

Pour la justice, il est sans-papier, tunisien, âgé de 24 ans, déjà arrêté cinq fois pour diverses rapines, et il s’appelle Abdelkrim Ben Mabrouk. Mais en pratique, personne n’en sait rien. Cet énième fantôme de la nuit nantaise, disparu depuis sa sortie de détention provisoire en décembre 2020, était absent de l’audience qui l’a condamné à deux ans de prison ferme.

Le 14 décembre 2019, dans le tramway en centre-ville à 1 h du matin, il évoque au téléphone un projet de braquage, suscitant les moqueries d’un groupe de jeunes en goguette. Le prévenu, sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants – le trop fameux « karkoubi », mélange infernal d’anti-épileptiques, alcool bon marché et stupéfiants prisé par les délinquants clandestins issus du Maghreb car il désinhibe et les transforme en zombies, s’énerve tout à coup.

Il donne un coup de tête au jeune qui a ri et le poursuit avec un couteau, puis agresse deux jeunes filles avec son couteau, pour leur voler leur téléphone. Une est blessée au doigt, l’autre tant choquée qu’elle aura par la suite 90 jours d’ITT. Lorsqu’il est interpellé, il donne une fausse identité et se fait passer pour mineurs, mais la police le reconnaît pour l’avoir déjà arrêté précédemment. Il menace de mort alors un policier – cela s’ajoute aux motifs de poursuite.

Cette même nuit, un autre migrant avait été blessé à la carotide avec un objet tranchant, suite à une bagarre entre migrants place Royale, et pris en charge par les secours à la croisée des trams. Les policiers avaient appréhendé un suspect avec, sur lui, des ciseaux ensanglantés. Son visage était tuméfié, il a été conduit au CHU… où les deux jeunes filles attaquées précédemment l’avaient reconnu comme étant leur agresseur. Ce dernier, très agité, a fini hospitalisé en psychiatrie.

Introuvable…

Plus d’un an après, les victimes ne se sont pas portées civiles, l’accusé est absent et ce genre d’agressions est hélas moins fréquent à Nantes, du fait de la fermeture des établissements de nuit et des débits de boisson depuis fin octobre et du couvre-feu à 20, puis maintenant 18 heures. La tyrannie sanitaire n’empêche cependant pas les balles de voler, comme en témoignent les fusillades à répétition aux Dervallières, y compris en plein jour samedi dernier.

Quant au migrant tunisien – il demeure introuvable, un mandat de recherche a été délivré contre lui. « Quand ils sont trop connus à un endroit, ils vont ailleurs, ils sous-louent chez un compatriote dans un HLM ou squattent et recommencent leurs méfaits », relève un policier nantais. « Ils changent même de pays, puis reviennent. On en a déjà eu ici qui ont vécu – et commis des faits délinquants – en Espagne, en Italie – c’est sur la route de la France – mais aussi en Suède, en Allemagne, Belgique. Tant que les états tolèrent que n’importe qui rentre, ils en profitent… »

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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