Loire-Atlantique. À Saint-Gildas des Bois, 200 personnes s’opposent à la ferme de réinsertion pour détenus

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Le projet de ferme de réinsertion pour les détenus condamnés à de longues peines et en fin de peine, à Saint-Gildas des Bois, suscite de fortes inquiétudes. Près de 200 personnes ont défilé contre le projet ce samedi 20 février à l’appel d’un collectif opposé au projet.

Parti de l’école Robert Doisneau, le défilé a traversé le bourg en direction de la mairie pour interpeller les élus. Les manifestants craignent pour la sécurité de leurs enfants, mais aussi la leur – l’encadrement étant censé être effectué par des éducateurs et des bénévoles, et les détenus sont censés avoir quartier libre le week-end et les jours fériés.

Ce projet, porté par l’association Sources d’Envol avec une subvention de près d’un million d’euros du conseil départemental, prévoit l’accueil de 10 prisonniers condamnés à de longues peines, et proches de leur sortie, dans la ferme de Ker Madeleine, 40 hectares. Volontaires et rémunérés au SMIC, ils effectueront des séjours de plusieurs mois pour des travaux de maraîchage et de production laitière.

Le maire Jean-François Legrand a rencontré les manifestants mais a refusé de prendre position – le projet est privé, il affirme n’avoir aucun droit de regard sur le sujet. Il a annoncé cependant une rencontre avec l’administration pénitentiaire en mars prochain. Par ailleurs « le conseil municipal va rédiger une charte dans laquelle il réclamera des engagements au porteur du projet », a-t-il déclaré.

Pas sûr que cela suffise aux opposants, qui réclament une sécurisation de la ferme et de ses abords, ainsi qu’une compensation de la perte de valeur immobilière des logements voisins – qui voudra habiter près d’une ferme de réinsertion qui accueillera potentiellement des détenus dangereux ?

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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2 Commentaires

  1. Il faut savoir aider à la réinsertion si on ne veut pas utiliser le verbe pardonner.
    J’imagine à priori que seront exclus de la mesure les délinquants sexuels.
    Comme les prisons manquent de place, voici une solution dite élégante, pour les désengorger. Enfin….élégante….pas pour tout le monde !
    Il est tout de même difficile de ne pas avoir au moins une très forte appréhension.
    Une chose est sûre : la valeur foncière dans le secteur va tomber et en tous cas les ventes seront plus difficiles.
    AD.

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