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La machine médiatique à terroriser les uns, à faire pleurer les autres, s’est de nouveau mise en route avec le cas Papa N’Diaye, du nom de ce Sénégalais arrivé en France en 2014 avec un visa de travail, marié à une Française dans la foulée, puis condamné pour violences conjugales, et aujourd’hui sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Solidarité au Guilvinec ! @PleineMerAsso et les marins pêcheurs se mobilisent contre l’expulsion d’un marin pêcheur Sénégalais, Pap N’diaye. Soutenez le en participant à la Cagnotte qui financera une partie des frais de justice : https://t.co/9rL4bZbvhV pic.twitter.com/LasGW5XIBd
— Pleine Mer (@PleineMerAsso) March 10, 2021
Le journal Le Marin explique : « En 2020, l’administration n’a pas renouvelé son titre de séjour, prétextant la séparation du couple, et lui a délivré une première OQTF. L’avocat a été saisi, le dossier plaidé devant le tribunal administratif et la décision de l’État confirmée, « bien que le couple se soit reformé ». Reste une seule voie juridique, l’audience devant la cour d’appel administrative de Nantes, prévue le 23 mars. En attendant, Papa Ndiaye est tenu de pointer à la gendarmerie tous les jours entre 10 h et midi. Compréhensif, le patron du Manona a adapté sa marée »
Les marins pêcheurs qui travaillent avec lui se mobilisent, le quotidien pro-immigration Ouest-France embraye comme à chaque cas d’école de ce genre, une cagnotte est lancée par loin derrière ainsi qu’une pétition en ligne. Et on se doute qu’au final, la mobilisation et la pression médiatique finiront par payer, qu’il sera régularisé, qu’il pourra rester en Bretagne, alors même qu’il n’avait plus rien à y faire (hormis professionnellement).
Alors vu qu’il ne se trouve personne pour dire les choses clairement, je vais le faire : oui, il faut expulser Papa N’Diaye. Ainsi que tous ceux qui, travail ou pas, n’ont légalement plus le droit de résider sur notre territoire. L’argument du travail, de « l’employé modèle » et « bien intégré » mis en avant en permanence par les employeurs et les collègues, il faut le balayer. Ils n’y connaissent la plupart du temps rien en droit, et trouvent juste émotionnellement injuste que leur collègue ou copain soit expulsé. Mais on ne fait pas la politique d’un pays avec de l’émotion et du cas par cas.
Car des Papa N’Diaye, des immigrés qui travaillent en Europe légalement et avec autant de courage que les autres, il y en a sans doute des millions. Mais il faut bien leur faire comprendre que ça ne les autorise nullement à rester lorsque les citoyens européens ont décidé, par des lois, qu’ils n’avaient plus à être là.
Si l’on écoutait toutes les belles âmes qui cherchent à faire dans leur petit village, dans leur petit pré-carré, des généralités avec des cas individuels, alors nous pourrions tout simplement ouvrir grand nos frontières et nous laisser submerger par des masses nombreuses venues d’ailleurs puisqu’après tout, beaucoup veulent travailler. Car entre ceux qui travaillent, ceux qui ont des enfants scolarisés, ceux qui sont mariés ou en couple avec une autochtone, ceux qui sont présumés mineurs, ceux qui fuient la guerre, ceux qui fuient une crise économique locale, ceux qui étudient…en réalité, le monde entier peut avoir une bonne excuse pour venir sur notre territoire et à terme, déstabiliser les fondements de notre civilisation. Ce n’est pas Papa N’Diaye qui menace notre « vivre ensemble » et notre contrat social, mais ce sont lui et les autres, ces millions de candidats à l’immigration chez nous, comme lui, pour toutes les bonnes raisons du monde.
Cet éternel chantage au travail, celui qui lie finalement les idiots utiles de l’extrême gauche avec les patrons véreux et les humanitaires parfois complices d’une traite d’êtres humains version 21e siècle, doit cesser. Mais il ne pourra cesser que si les décideurs politiques arrêtent de jouer les hypocrites et les faux semblants. Ce ne sont pas uniquement les délinquants étrangers dont il faut vider nos prisons. Mais TOUS les immigrés qui, légalement, n’ont rien à faire sur le territoire travail ou pas. Quand les permis étudiants ou les permis de travail ne sont pas reconduits, c’est reconduite à la frontière avec effet immédiat si les personnes désignées ne le font pas d’elle même. Point final.
En voulant différencier les délinquants immigrés des « honnêtes travailleurs immigrés », nos responsables politiques qui se prétendent vouloir être fermes sur l’immigration donnent eux-mêmes le bâton pour se faire battre. Car au nom de quoi notre nationalité, notre citoyenneté, le permis de vivre sur notre territoire, devraient être simplement conditionnés à une bonne intégration professionnelle et sociale ? Est-ce cela qu’être un Européen ? Un bon travailleur malléable et exploitable à merci, et puis c’est tout ?
Les marins pêcheurs qui demandent le maintien dans notre pays de Papa NDiaye évoquent ces sempiternels « travaux que les Français ne veulent pas faire » et ce manque de main-d’œuvre. Mais ne sont-ce pas plutôt les salaires qu’il faut revoir largement à la hausse dans ces métiers extrêmes, difficiles, plutôt que de vouloir les faire faire par tous les damnés de la terre prêts à tout du moment qu’ils peuvent rester ici ? Ne sont-ce pas les conditions de travail qu’il faut changer en profondeur pour éviter que tant de jeunes marins sombrent dans les drogues dures pour tenir au quotidien des cadences infernales ?
Alors non, désolé Papa NDiaye. Vous êtes sans doute très sympa — malgré une condamnation qu’indique Ouest France, pour violences conjugales sur laquelle ne s’étendent pas trop ses soutiens — et très travailleur. Mais la Bretagne n’est pas votre pays, ni la France, ni l’Europe. Les autorités doivent donc appliquer les règles qui permettent de distinguer les citoyens d’un pays d’un côté, et ceux qui ne le sont pas d’un autre. Et vous renvoyer chez vous, au Sénégal. Comme les autorités devraient le faire avec tous ceux qui, travailleurs ou chômeurs, honnêtes immigrés comme délinquants chevronnés, n’ont pas été invités à rester sur notre territoire par les autochtones de ce pays.
Kenavo Papa, comme on dit chez nous. Et bon retour en Afrique à la recherche d’un avenir meilleur.
Julien Dir
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2 réponses à “Le Guilvinec (29). Pourquoi Papa N’Diaye doit être expulsé… [L’Agora]”
Je suis entièrement d’accord avec cet article. Quand nous nous serons débarrassés de la cabale qui détruit volontairement notre pays, nous mettrons en pratique le retour des indésirables dans leur pays d’origine qu’ils le veuillent ou pas.
Bien dit