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Un beau bras d’honneur collectif adressé au Garde des Sceaux, Dupont-Moretti, qui a employer le terme de « baragouiner » pour évoquer les langues régionales, à l’Assemblée nationale la semaine dernière.
Des milliers de personnes (entre 4000 et 5000), dont énormément de jeunes, sont ainsi descendues dans les rues de Quimper, venues de toute la Bretagne, pour la mobilisation en faveur des langues régionales, du breton et du gallo.
Milers de persones s’han manifestat aquest dissabte a Kemper (Bretanya) per reivindicar una millor educació de la llengua bretona a la regió.
Força Bretons! https://t.co/TcPdBudZfC pic.twitter.com/1HETFClLEJ— Defensa Catalunya??????? (@DefensaCAT33) March 14, 2021
Hiziv e Kemper, manifestadeg evit ar brezhoneg. Ouzhpenn 5000 a dud ! Aujourd’hui à Quimper, plus de 5000 personnes manifestant pour le breton ??✊. #bzhg @Rouedadbzhg @AitaBreizh @Diwan @DivYezhBreizh @dihunbreizh @Redadeg @kelennomp pic.twitter.com/N8vNTZ53lZ
— Paskweten ✊ (@PouilletPascal) March 13, 2021
La manifestation sentait bon la campagne électorale et les élections régionales puisqu’ont été aperçus les principaux leaders de la droite et de la gauche française en Bretagne (Marc Le Fur, Isabelle Le Calennec, Nathalie Sarrabezolles, Isabelle Assih, Ronan Dantec, Loig Chesnais Girard et même le député LREM Kerlogot, conspué par les manifestants…) mais aussi les partis régionalistes/autonomistes, Parti Breton et UDB en tête ou encore Christian Troadec, Paul Molac…
Des syndicats, CGT et CFDT, ont également pris la parole, dans ce qui ressemblait tout de même parfois à une sorte de course à la récupération du combat en faveur du breton, sachant que sur le terrain concrètement, toutes ces organisations n’y contribuent pas particulièrement.
A noter que du côté des principaux partis politiques, seul le Rassemblement national était absent de la manifestation.
Mais les organisateurs – qui tenaient à « dépolitiser » la manifestation pour ne pas lui coller d’étiquette, étaient les trois réseaux d’enseignement en breton (Diwan, Div Yezh et Divaskell) mais aussi Kevre Breizh, Kelennomp ! et Sonerion était historique.
Le gros de la manifestation a d’ailleurs défilé derrière la banderole « Unis pour la langue bretonne » (« Unanet evit ar brezhoneg »). Dans le cortège, toutes les personnes à qui nous avons demandé pourquoi elles manifestaient nous indiquaient le faire avant tout pour permettre à la langue bretonne d’occuper une place importante dans l’espace public, mais surtout d’être apprise puis transmise. « La France a une tradition jacobine indécrottable » nous glisse un manifestant. « Il faut s’inspirer de ce qui se fait au Pays de Galles notamment, c’est indispensable pour sauver nos langues ».
On pouvait voir aussi quelques autocollants de type « Blanquer Pok ma revr » (« Blanquer, mord mon cul ») puisque c’est le blocage du renouvellement de la convention État-Région qui conditionne l’apprentissage du breton, la signalétique bilingue, la presse en langue breton.
La convention précédente est arrivée à échéance fin 2020 et doit être renouvelée tous les cinq ans. Or, Loïg Chesnais Girard, président du conseil régional refuse de la signer mettant en avant les « crispations » du ministre de l’Education nationale Blanquer sur la question des langues régionales.
La manifestation, qui s’est déroulée dans une ambiance bon enfant mais avec des revendications précises, s’est achevée par un fest-noz improvisé sur le parvis de la cathédrale de Quimper.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Entre 4000 et 5000 manifestants à Quimper pour les langues de Bretagne”
De toute façon avec l’invasion qu’on se mange, la Bretagne n’existera plus en tant que culture d’ici un demi siècle. Le grand remplacement fait son chemin et notre belle région a une concentration inouï de gauchiste pro immigration. C’est game-over, barrez vous tant qu’il est encore temps et faite vivre notre culture ailleurs dans un endroit sans cancel culture…