Waterloo morne plaine…, chronique d’une défaite annoncée. Par Thierry Piel

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Le 6 mars 1815, l’Europe apprend la stupéfiante nouvelle. Six jours plus tôt, Napoléon Bonaparte a quitté l’île d’Elbe et débarqué en Provence avec une petite troupe pour reconquérir le trône dont on l’avait privé l’année précédente. Dès le lendemain, les États européens, réunis en congrès à Vienne pour redessiner la carte de l’Europe bouleversée par les guerres de la Révolution et de l’Empire, décident de faire front. À l’aube du 15 juin, l’armée du Nord conduite par Napoléon pénètre en Belgique pour affronter les forces anglaises et prussiennes avec pour objectif de les vaincre l’une après l’autre avant qu’elles n’opèrent leur jonction.

Trois jours plus tard le 18 juin, au sud de Bruxelles, a lieu la bataille fatidique de Waterloo qui signera la fin de l’épopée napoléonienne. Très rapidement, ce combat particulièrement meurtrier fera l’objet de nombreuses tentatives de justification souvent contrefactuelles pour exonérer le plus brillant chef de guerre de son temps de cette défaite. Thierry Piel présente le contexte et les détails de cet affrontement hors norme qui permettent de comprendre pourquoi Napoléon perdit sa dernière bataille.

Thierry Piel est maître de conférences en histoire ancienne à l’Université de Nantes.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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