France. 6 nouveaux départements en vigilance rouge au moustique tigre

moustique tigre

Vigilance-Moustiques, vient de publier sa carte 2021 du moustique tigre. Cette année encore, ce sont 6 nouveaux départements qui passent en vigilance rouge, c’est à dire que le moustique tigre a été déclaré implanté et actif sur ces territoires, ce qui fait monter le chiffre à 64 désormais colonisés sur les 96 départements métropolitains.

La colonisation poursuit donc son ascension du pays avec près des 2/3 sud quasiment intégralement concernés, ainsi que l’Île de France et l’Alsace, ce qui incite de plus en plus de municipalités à investir dans des solutions locales, en complément de la surveillance et de la lutte anti-vectorielle opérées par les autorités régionales.

Le moustique tigre a désormais colonisé plus de la moitié des départements français. Toutefois, sa présence n’est pas la même sur tout le territoire : tandis que les départements en vigilance rouge de la moitié nord sont considérés comme faiblement colonisés, c’est-à-dire que moins de 40% de la population est concernée, le tiers sud est lui désormais presque intégralement affecté. Dans ces départements, les autorités locales sont donc dorénavant pressées de mettre en place, elles-mêmes, des moyens de prévention et de lutte contre le moustique tigre, notamment près des lieux fréquentés par les plus jeunes difficiles à protéger, comme les crèches, tout en respectant leurs engagements écologiques, à savoir restreindre l’utilisation de produits chimiques. Outre la détection et le traitement des gîtes larvaires, indispensables pour éviter la prolifération, des nouvelles solutions naturelles sont aujourd’hui proposées dans de nombreuses villes françaises.

Parmi les plus répandues, les bornes anti-moustiques qui agissent comme des aspirateurs à moustiques femelles en simulant la respiration humaine, ou encore les nichoirs à chauve-souris, ces animaux nocturnes étant de grands consommateurs de moustiques, pour leur permettre de s’installer sans risque dans une zone infestée. Plus anecdotique car difficile à mettre en place à grande échelle, les pièges à poissons recréent un univers qu’adorent les moustiques tout en contenant des poissons qui vont alors gober les moustiques et leurs larves. Autant de solutions simples qui ne peuvent toutefois remplacer la démoustication chimique lorsque celle-ci est nécessaire mais qui limitent toutefois grandement les risques de piqûres et donc de transmission des maladies telles que le chikungunya, la dengue ou le zika.

Photo d’illustration : DR
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