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L’été 2023 sera-t-il marqué par une prolifération du moustique tigre en Bretagne ? S’il est encore trop tôt pour se prononcer, la présence de l’insecte inquiète d’ores et déjà les autorités sanitaires dans plusieurs départements français. Y compris en Bretagne.
Le moustique tigre déjà de retour ?
En ce mois de mai 2023, 71 départements sur les 96 territoires métropolitains sont désormais concernés par l’insecte selon le site Vigilance-moustiques. Qui précise établir sa carte du moustique tigre « à partir des données officielles, mais selon une méthodologie exclusive ».
Sept nouveaux départements sont passés en vigilance rouge, signifiant que le moustique tigre y est déclaré officiellement comme implanté et actif. Ainsi, l’Ille-et-Vilaine figure aux côtés de l’Allier, de la Haute-Loire, de la Meurthe-et-Moselle, du Loir-et-Cher, du Loiret et du Val d’Oise.
Par ailleurs, la Bretagne fait parler d’elle cette année puisque le Morbihan et le Finistère font quant à eux partis des quatre nouveaux départements à être placés en vigilance orange, accompagnant l’Oise et l’Yonne. Une vigilance orange désignant des zones où le moustique tigre a été intercepté ponctuellement dans les 5 dernières années.

Un insecte capable de transmettre la dengue
Afin de se protéger des piqûres du moustique tigre, il est essentiel de d’abord identifier cet insecte. L’Aedes albopictus, de son nom scientifique, est plus petit qu’un moustique ordinaire et se distingue par des rayures noires et blanches sur l’ensemble de son corps ainsi que sur ses pattes.
Mesurant environ un demi-centimètre, le moustique tigre possède des aptitudes de vol limitées. Sa période d’activité s’étend généralement de mai à novembre, en fonction des conditions climatiques et de l’ensoleillement. Une caractéristique singulière de ce moustique est son activité diurne. Il pique tout au long de la journée, avec une prédilection pour l’aube et le crépuscule.
Cet insecte est vecteur de plusieurs maladies telles que la dengue, le chikungunya et le virus Zika. Originaire d’Asie du Sud-Est, il s’est répandu dans de nombreuses régions du monde, notamment en Europe et en Amérique du Nord. En 2019, 400 cas de dengue liés à cet insecte nuisible ont été recensés en France. En 2022, la France a connu 9 foyers épidémiques et 65 cas autochtones de dengue.
Il est important de noter que pour transmettre une maladie, le moustique doit d’abord piquer une personne infectée par la maladie, et ce, une semaine avant d’arriver dans l’Hexagone. Dans la plupart des cas, une piqûre de cet insecte restera cependant sans conséquences graves.
Moustique tigre : comment se protéger des piqûres ?
En cette période printanière, l’une des actions les plus efficaces consiste à empêcher autant que possible la croissance des larves. L’ARS Bretagne encourage donc la population à suivre un ensemble de recommandations. Tout d’abord, pour éviter le développement des larves de moustiques, l’agence de santé recommande d’éliminer les endroits où l’eau peut stagner, de changer l’eau des plantes régulièrement, de vérifier le bon écoulement des eaux de pluie ou encore de couvrir les piscines hors d’usage et les réservoirs d’eau.
D’autre part, afin de se protéger des piqûres, l’ARS Bretagne souligne la nécessité de porter notamment des vêtements amples et longs, d’utiliser des répulsifs et d’installer des moustiquaires.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Santé. Moustique tigre en Bretagne : prolifération préoccupante et mesures préventives pour l’été 2023”
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